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Dossier de l'année cyclonique 2005

   
    Un risque prévisible : les cyclones
    2005 Tropical Cyclone Archive
    2005, année la plus chaude depuis 1895
    Mécanismes de formation des cyclones
    Les conditions de l'année 2005
    Variation climatique conjoncturelle ou tendance structurelle ?
    Quelle capacité de réactions des sociétés face à un risque naturel ?
    Un travail pédagogique
     

Rappel sur les mécanismes de formation des cyclones :

 

La cyclogénèse répond à  certaines conditions :

a) une température de surface de l’océan égale ou supérieure à 26° Celsius sur une profondeur d'au moins 50m
b) que la force de Coriolis reste  relativement importante pour générer un effet tourbillonnaire

Cela donne des limites à la fois temporelles et géographiques au développement de l’activité cyclonique :

- Les océans atteignent cette température à partir du mois de juillet et jusqu’à la mi novembre.
- Entre 8 à 10° de latitude nord et sud la force de Coriolis est insuffisante pour générer un processus giratoire (droite en hémisphère nord et gauche en hémisphère sud).

Dans l'Atlantique Nord la genèse commence généralement au large de l’Afrique (entre 10 et 15°de latitude nord) par une ligne de grain tropical qui amorce l’effet ascensionnel de l'air chaud et humide.  

Pour en savoir plus :
http://www.educnet.education.fr/meteo/ocea_atm/cyclone/html/cyc00.htm

On peut observer très tôt l’amorce du mouvement giratoire en analysant les données des satellites comportant un radar diffusiomêtre tel que les satellites ERS ou Envisat de l’ESA.


Exemple de champs de vents mesurés par ERS1 au moment de la naissance du cyclone Andrew (1992) au large de l’Afrique de l’Ouest. On distingue le mouvement circulaire avec la force des vents qui s'accroit (barbules plus nomberuses sur chaque trait).

Source : ROQUET H., VAUZELLE M.- Suivi des cataclysmes atmosphériques : les cyclones tropicaux. Étude de cas à partir des données des satellites d'observation de la Terre. Actes de l'Université d'été "Espace et Environnement", p 283 - 311. Cepadues, Toulouse, 1996.

On est alors au stade de la tempête tropicale, qui peut ou non évoluer  vers celui de cyclone (hurricane aux USA, typhon en Asie). Plus la température de surface de l’océan est forte plus la thermodynamique du cyclone se renforce. En principe l’arrivée sur la terre le prive de « carburant », sauf lorsqu’il traverse une zone marécageuse comme ce fut le cas pour Andrew au-dessus des Everglades en 1992 qui n’a  pas alors perdu suffisamment de puissance avant de se « recharger » dans le Golfe du Mexique.

 

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