| Les administrations publiques (APU) sont classées traditionnellement
en quatre catégories : l’État, les collectivités territoriales, les
organismes de protection sociale – c’est-à-dire la Sécurité sociale
(assurance maladie obligatoire, régimes obligatoires de retraite,
prestations familiales, accidents du travail et maladie professionnelles)
et l’assurance-chômage – et une quatrième catégorie, plus
diffuse (les Organismes divers d’administration centrale – ODAC),
qui regroupe notamment certaines entreprises publiques. |
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Chaque année, ces administrations publiques perçoivent des
ressources (impôts et taxes, et autres recettes non fiscales) et payent
des dépenses pour la collectivité (salaires, fournitures, prestations...).
Lorsque ces dépenses sont supérieures aux recettes, un
déficit est constaté. Pour financer ce déficit, les administrations
publiques doivent s’endetter. Concrètement, elles se trouvent dans
ce cas dans la même situation qu’un ménage qui serait contraint
d’emprunter, ses ressources étant inférieures à ses dépenses.
Toutefois, à la différence d’un ménage, les administrations publiques
n’empruntent généralement pas auprès d’une banque, mais émettent des titres, essentiellement des obligations, sur les marchés.
Elles s’engagent à rembourser ces obligations, en payant des intérêts,
à une date future.
Si les administrations publiques sont en déficit pendant plusieurs
années, leur dette augmente.
Graphique |
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Capacité (+) ou besoin (-) de financement des administrations publiques(1) de 1978 à 2005 (en points de PIB)

Source : INSEE, base 2000 des Comptes nationaux, calculs DGTPE.
(1) Total des postes de l'État, des ODAC, des APUL et des Administrations de Sécurité sociale.
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| Les administrations publiques
connaissent un besoin de
financement de façon
ininterrompue depuis 28 ans.
Même durant les périodes de
forte croissance (1988-1990 ou
1999-2001), le solde des
administrations publiques est
resté loin de l’équilibre. La
période 2002-2003 est marquée
par une aggravation du déficit,
que le Gouvernement s’est
engagé à ramener à 3,0 % du PIB en 2005. |
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La dette |
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De l'emprunt à la dette publique
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