Le vocabulaire de la dette
La dette publique correspond à l'ensemble des emprunts publics contractés par toutes les administrations publiques. Elle englobe la dette de l'État, la dette des collectivités locales et la dette des administrations sociales (sécurité sociale).
Le service ou la charge de la dette désigne la somme versée chaque année au titre des remboursements du capital emprunté (l'amortissement) et le paiement des intérêts.
La charge d'intérêt correspond au paiement des intérêts ; elle dépend de l'encours de la dette (capital non encore remboursé => ce qu'il reste à rembourser) et du niveau des taux d'intérêt.
Le ratio d'endettement désigne le poids de l'endettement dans le PIB (rapport entre le montant de la dette publique et le PIB x 100).
|
|
|
L'intérêt est un revenu : il est la rémunération du capital emprunté versé par l'emprunteur au prêteur.
Le taux d'intérêt est le rapport entre l'intérêt et la somme prêtée/empruntée (exprimé en %).
Le taux d'intérêt nominal est le taux d'intérêt établi par contrat ; le taux d'intérêt réel élimine quant à lui les effets de l'inflation. |
| |
|
|
Attention !
Vous confondez déficit commercial et déficit public.
Par ailleurs, depuis 20 ans, le solde de la balance commerciale n'a pas toujours été déficitaire.
Relire les définitions |
| |
|
|
Certes, la montée de l'endettement public reflète essentiellement l'augmentation du déficit de l'État, mais il ne faut pas négliger les déficits des collectivités locales et des administrations de Sécurité sociale. |
| |
|
|
Bonne réponse, la montée de l'endettement public reflète l'augmentation du déficit public. Depuis 20 ans, les déficits publics ont un caractère permanent. |
| Graphique |
|
|
Mauvaise réponse.
Vous vous trompez d'agent économique ; la dette publique correspond à l'ensemble des emprunts publics contractés par toutes les administrations publiques (État, collectivités locales et administrations sociales (sécurité sociale)). Elle n'englobe pas la dette des autres agents (entreprises, ménages). |
| |
|
|
| Bonne réponse, la hausse des taux d'intérêt alourdit la charge d'intérêt : le montant des intérêts à verser chaque année augmente. |
|
|
|
Dette des
administrations
publiques au sens
de Maastricht*

* La dette au
sens de Maastricht est un concept de dette brute (seul le passif des
administrations est mesuré) et non un concept de dette nette (qui déduit les actifs
du passif).
|
|
|
|
Impact d’une hausse des taux d’intérêt de 1 ou 2%
sur la charge d’intérêt

|
L'effet d'une hausse des taux sur
les soldes budgétaires est rapide et potentiellement massif. Ainsi une hausse des taux de 2% sur
2005 se traduirait par une augmentation de la charge d'intérêt sur la dette (...) de 8,7 Mds en 2009. |
|
|
|
Évolution de la dette, des dépenses et des recettes publiques depuis
1978, en points de PIB

|
Le poids de l’endettement public dans le produit intérieur brut (PIB) a plus que triplé depuis
1978. La dette publique est en effet passée, en points de PIB, de 21,0 points de PIB en
1978 à 64,6 points en 2006 (chiffre encore provisoire, source : projet de loi de finances 2007). Cette explosion de la dette s’explique par une croissance des dépenses publiques
(+9,8 points de PIB entre 1978 et 2005) plus rapide que celle des recettes (+8,2
points).
En avoir plus sur les Recettes et sur les Dépenses
|
|
|
|
|
|
| |
La dette |
| |
|
|
Les raisons de l'alourdissement de la dette |
|
|
La dynamique de la dette publique et ses déterminants
L'endettement a progressé en raison principalement des déficits et des versements d'intérêt qu'ils ont provoqués.[...] Le déficit public et la dette tendent par ailleurs à s'alimenter [ Graphique] : la charge d'intérêt associée à la dette augmente le déficit ; et le financement du déficit par l'emprunt augmente l'encours de la dette, ce qui conduit en retour à une nouvelle progression des charges d'intérêt…
[...]
S'agissant des déficits, le niveau des taux d'intérêt depuis 20 ans a joué aussi un rôle important dans leur persistance et donc dans la dynamique de la dette. Entre 1980 et le début des années 1990, les taux d'intérêt réels ont atteint des niveaux élevés, ce qui a pesé sur le service de la dette. Les taux réels ont décru par la suite pour se situer à des niveaux particulièrement bas ces toutes dernières années ce qui a permis d'alléger les charges de la dette. |
|
Ministère des finances, de l'économie et de l'industrie
Rapport sur l'évolution de l'économie nationale et sur les orientations des finances publiques - 2005 |
|
|
|