Le vocabulaire de la dette
La dette publique correspond à l'ensemble des emprunts publics contractés par toutes les administrations publiques. Elle englobe la dette de l'État, la dette des collectivités locales et la dette des administrations sociales (sécurité sociale).
Le service ou la charge de la dette désigne la somme versée chaque année au titre des remboursements du capital emprunté (l'amortissement) et le paiement des intérêts.
La charge d'intérêt correspond au paiement des intérêts ; elle dépend de l'encours de la dette (capital non encore remboursé => ce qu'il reste à rembourser) et du niveau des taux d'intérêt.
Le ratio d'endettement désigne le poids de l'endettement dans le PIB (rapport entre le montant de la dette publique et le PIB x 100).
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L'intérêt est un revenu : il est la rémunération du capital emprunté versé par l'emprunteur au prêteur.
Le taux d'intérêt est le rapport entre l'intérêt et la somme prêtée/empruntée (exprimé en %).
Le taux d'intérêt nominal est le taux d'intérêt établi par contrat ; le taux d'intérêt réel élimine quant à lui les effets de l'inflation. |
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Dette des
administrations
publiques au sens
de Maastricht*

* La dette au
sens de Maastricht est un concept de dette brute (seul le passif des
administrations est mesuré) et non un concept de dette nette (qui déduit les actifs
du passif).
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Évolution de la dette, des dépenses et des recettes publiques depuis
1978, en points de PIB

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Le poids de l’endettement public dans le produit intérieur brut (PIB) a plus que triplé depuis
1978. La dette publique est en effet passée, en points de PIB, de 21,0 points de PIB en
1978 à 64,6 points en 2006 (chiffre encore provisoire, source : projet de loi de finances 2007). Cette explosion de la dette s’explique par une croissance des dépenses publiques
(+9,8 points de PIB entre 1978 et 2005) plus rapide que celle des recettes (+8,2
points).
En avoir plus sur les Recettes et sur les Dépenses
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Décomposition de la variation du ratio de dette sur PIB |
| En points de PIB |
2003 |
2004 |
2005* |
2006* |
| Ratio d'endettement |
62,8 |
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65,8 |
66,0 |
Variation du ratio d'endettement
dont effet croissance (PIB)
dont effet déficit
dont effet flux de créances
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4,6
-1,3
4,2
1,8 |
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1,1
-1,9
3,0
0,0
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0,2
-2,3
2,9
-0,4
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| * Prévisions |
| Pour lire les données 2004, passez le curseur de la souris sur chacune d'entre elle. |
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Le ratio d'endettement s'établit, en 2004, à 64,7 points de PIB soit une progression de 1,9 points de PIB par rapport à 2003 (64,7 - 62,8).
La dette publique représente donc 64,7% du PIB. |
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Les déficits publics en 2004 ont obligé l'État à emprunter de nouveaux capitaux ; la dette publique a donc augmenté.
Les déficits publics ont contribué à réhausser le ratio d'endettement de 3,6 points de PIB.
On retrouve là l'effet boule de neige de la dette publique. |
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La croissance économique, c'est à dire l'augmentation du PIB, contribue à alléger mécaniquement le poids de la dette publique. En effet, le ratio d'endettement s'obtient en divisant le montant de la dette publique par le montant du PIB ; si le PIB (le dénominateur de la fraction) augmente plus rapidement que la dette publique (le numérateur de la fraction), alors le poids de la dette diminue.
En 2004, l'augmentation du PIB a contribué à alléger le poids de la dette de 2,4 points de PIB. |
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Les flux de créances représentent les évolutions patrimoniales du secteur public (achats ou ventes d'actifs financiers).
Sa contribution au ratio d'endettement est positive lorsque l'État fait l'acquisition d'un patrimoine (par exemple lors des nationalisations du début des années 80) ou lorsqu'il recapitalise certaines entreprises, ce qui explique une contribution à l'alourdissement du poids de la dette dans le PIB de 0,7 point de PIB).
Sa contribution au ratio d'endettement est négative lorsque l'État vend une partie de son patrimoine (c'est le cas lors de privatisation partielle ou totale d'entreprises publiques). |
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Le ratio d'endettement s'établit, en 2004, à 64,7 points de PIB soit une progression de 1,9 points de PIB par rapport à 2003 (64,7 - 62,8).
La dette publique représente donc 64,7% du PIB. |
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Vous avez raison.
La croissance économique, c'est à dire l'augmentation du PIB, contribue à alléger mécaniquement le poids de la dette publique. En effet, le ratio d'endettement s'obtient en divisant le montant de la dette publique par le montant du PIB ; si le PIB (le dénominateur de la fraction) augmente plus rapidement que la dette publique (le numérateur de la fraction), alors le poids de la dette diminue. |
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Vous avez tort.
La croissance économique, c'est à dire l'augmentation du PIB, contribue à alléger mécaniquement le poids de la dette publique. En effet, le ratio d'endettement s'obtient en divisant le montant de la dette publique par le montant du PIB ; si le PIB (le dénominateur de la fraction) augmente plus rapidement que la dette publique (le numérateur de la fraction), alors le poids de la dette diminue. |
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Vous avez tort.
Les déficits publics en 2004 ont obligé l'État à emprunter de nouveaux capitaux ; la dette publique a donc augmenté.
Les déficits publics ont contribué à réhausser le ratio d'endettement de 3,6 points de PIB.
On retrouve là l'effet boule de neige de la dette publique. |
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Vous avez raison.
Les déficits publics en 2004 ont obligé l'État à emprunter de nouveaux capitaux ; la dette publique a donc augmenté.
Les déficits publics ont contribué à réhausser le ratio d'endettement de 3,6 points de PIB.
On retrouve là l'effet boule de neige de la dette publique. |
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Vous avez raison.
Lorsque l'État vend une partie de son patrimoine (lors de privatisation partielle ou totale d'entreprises publiques), cela contribue à alléger le poids de la dette dans le PI B. |
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Vous avez tort.
Lorsque l'État vend une partie de son patrimoine (lors de privatisation partielle ou totale d'entreprises publiques), cela contribue à alléger le poids de la dette dans le PI B. |
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La dette |
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Les facteurs de variation du ratio d'endettement |
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La dynamique de la dette publique et ses déterminants
L'endettement a progressé en raison principalement des déficits et des versements d'intérêt qu'ils ont provoqués. La variation du ratio d'endettement public au PIB d'une année sur l'autre dépend de trois facteurs : - le déficit public de l'année courante, - les acquisitions d'actifs financiers (flux de créances) et - la croissance économique qui tend à réduire mécaniquement le poids de la dette dans le PIB ( tableau). Le déficit public et la dette tendent par ailleurs à s'alimenter : la charge d'intérêt associée à la dette augmente le déficit ; et le financement du déficit par l'emprunt augmente l'encours de la dette, ce qui conduit en retour à une nouvelle progression des charges d'intérêt…
La persistance de déficits publics élevés est en grande partie responsable de la variation du ratio d'endettement depuis le début des années 1980. Mais les flux de créances ont constitué également un facteur d'accroissement de la dette.
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Ministère des finances, de l'économie et de l'industrie
Rapport sur l'évolution de l'économie nationale et sur les orientations des finances publiques - 2005 |
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