Vous avez en partie raison
Le déficit budgétaire contribue à l'accroissement
de la dette publique.
Mais il existe un niveau de déficit compatible
avec la stabilité de la dette.
Non, une forte croissance réduit le
poids de la dette dans le PIB, car elle permet d'augmenter
le PIB.
Vous avez raison,
l'acquisition d'actifs financiers par l'Etat contribue à accroître
l'endettement car l'Etat est conduit à emprunter
pour les acquérir.
En effet, le financement par création monétaire
est interdit dans le cadre de l'Union européenne.
Vous avez raison,
Le déficit budgétaire contribue lourdement à la
variation du ratio d'endettement.
Il est compensé en 2000 et 2001 par l'effet
de la croissance, mais il joue de manière très
négative en 2002 et 2003.
C'est le facteur essentiel depuis 1978 dans l'augmentation
du ratio d'endettement.
Non, la croissance exerce un effet modérateur
sur le déficit budgétaire (le signe de
l'effet est toujours négatif).
Mais l'effet qui était important en 2000-2001
a beaucoup diminué en 2002 et 2003 sous l'effet
du ralentissement de l'activité.
Non, regardez les chiffres.
L'acquisition d'actifs financiers, représentée
par l'accroissement du flux de créances, contribue
certes à accroître l'endettement, mais
ce n'est pas l'élément essentiel. Le
besoin de financement lié au déficit
budgétaire exerce un effet plus important.
La dette
Le service de la dette
L’endettement
a progressé en raison principalement des déficits
et des versements d’intérêt qu’ils ont
provoqués. La variation du ratio d’endettement public
au PIB d’une année sur l’autre dépend
de trois facteurs :
......(i) le déficit public de l’année
courante,
......(ii) les acquisitions d’actifs
financiers (flux de créances) et
......(iii) la croissance économique
qui tend à réduire mécaniquement le poids de la
dette dans le PIB.
Le déficit public et la dette tendent par ailleurs à s’alimenter
: la charge d’intérêt associée à la
dette augmente le déficit ; et le financement du déficit
par l’emprunt augmente l’encours de la dette, ce qui
conduit en retour à une nouvelle progression des charges
d’intérêt.