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Nouveaux modes de lecture /
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Contenus numériques
Nouveaux modes de lecture
L'écrit et l'écran, une révolution en marche
Roger Chartier
"Le livre électronique ne donne plus à voir par sa forme matérielle sa
différence avec les autres productions écrites. La lecture face à l'écran
est une lecture discontinue, segmentée, attachée au fragment plus qu'à la
totalité. N'est-elle pas, de ce fait, l'héritière directe des pratiques
permises et suggérées par le codex ? Celui-ci invite, en effet, à feuilleter
les textes, en prenant appui sur leurs index ou bien à "sauts et
gambades" comme disait Montaigne, à comparer des passages, comme le
voulait la lecture typologique de la Bible, ou à extraire et copier
citations et sentences, ainsi que l'exigeait la technique humaniste des
lieux communs. [...]
Le "bonheur extravagant" suscité par la bibliothèque universelle pourrait
devenir une impuissante amertume s'il devait se traduire par la relégation
ou, pire, la destruction des objets imprimés qui ont nourri au fil du temps
les pensées et les rêves de ceux et de celles qui les ont lus. La menace
n'est pas universelle, et si les incunables n'ont rien à redouter, il n'en
va pas de même pour de plus humbles et plus récentes publications,
périodiques ou non..."
Le Monde, 12/10/2007
http//www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-966273,0.html
Lecteurs et lectures à l'âge de la textualité électronique
Robert Chartier
- Mort du lecteur, transfiguration du livre
- Propriétés du texte, propriété sur le texte
- Les bibliothèques à l'âge numérique
BPI, 2001
http://www.text-e.org/conf/index.cfm?fa=printable&ConfText_ID=5
Les prétendus handicaps du livre (de papier)
Paul Soriano
"... les prétendus handicaps du livre (de papier), à commencer par sa
"clôture ", ne sont-ils pas en réalité ses principaux atouts ? Est-il bien
sûr, par exemple, que le numérique introduit de l’interactivité dans un
objet et une pratique qui en étaient jusqu’ici totalement dépourvus ? Eh
bien justement non. Rien n’est décidément plus interactif que la lecture
d’un livre. Sans jamais rien cliquer, tout lecteur emporté par le texte
pourtant immobile ne cesse d’établir des liens imaginaires avec un univers
(un réseau ?) qui le déborde de toutes parts. On peut même se demander si
l’introduction d’un dispositif technique d’interactivité (les liens de
l’hypertexte) ne risque pas de faire obstacle à l’interactivité symbolique
qui hante tous les bons livres. N’est-ce pas déjà le cas lorsque nous
regardons un roman « adapté » au cinéma : un déficit d’interactivité ?
La bibliothèque imaginaire ressemble certes plus à un inextricable réseau de
références croisées qu’à ces alignements figés d’ouvrages achevés que nous
nommons communément "bibliothèque".
Et encore faudrait-il inclure dans ce réseau, les livres que l’on a à peine
parcourus, ceux dont on à seulement entendu parler, ceux que l’on a lus et
oubliés, mais dont on peut néanmoins légitimement parler, si l’on en croit
Pierre Bayard, un universitaire qui sait Comment parler des livres que l’on
a pas lus..."
Irepp.com (Introduction à l'ouvrage de Lorenzo Soccavo
"Gutenberg 2.0")
http://www.irepp.com/article510.htm
Peut-on déterminer les "pouvoirs du papier" sur le
lecteur ?
Entretien avec Paul Soriano
P. S. : "Oui, et c’est précisément l’objet d’un travail confié par la
Mission Recherche de La Poste à un psychologue, Patrick Lemaire. Il a
conduit une étude empirique avec des populations témoins pour évaluer les
différences dans la réception et la mémorisation des mêmes messages, sur
papier et sur écran. Globalement, on mémorise plus vite et plus longtemps ce
dont on a pris connaissance sur un support de papier. Les résultats doivent
toutefois être nuancés, en fonction de l’âge des sujets et de leur
familiarité avec l’outil informatique. Mais quoi qu’il en soit, on voit bien
que le support n’est pas neutre. On ne saurait substituer un support à un
autre sans conséquences sur la réception des messages. Ce qui confirme bien
l’intuition des médiologues. Et encore faudrait-il ajouter à cette dimension
cognitive, la dimension affective, l’attachement que l’on éprouve pour un
livre ou une lettre, par exemple, liant indissociablement l’objet et son
contenu."
Fondation La Poste, 2007
http://www.fondationlaposte.org/article.php3?id_article=923
Ergonomie de lecture et feuilletage du livre électronique
Marsouin.org
Projet fortement pluridisciplinaire, visant à caractériser et étendre
un mécanisme fondamental d’accès au texte, souvent préparatoire à
l’acte de lecture proprement dit, le feuilletage. Les caractéristiques spécifiques
des textes numérisés et des modes d’accès, obligent à repenser cette
notion.
Cela soulève des problématiques de recherche dans les domaines de la
cognition, de l’analyse psychosensorielle, de la structuration et de la présentation
de documents numériques, de l’environnement concurrentiel de la chaîne de
production et de distribution des documents écrits.
Deux axes de recherche, correspondent aux deux équipes ayant mené à terme
le projet :
- la caractérisation de l’acte de feuilletage dans le livre
traditionnel qui servira comme fondement à une implémentation du feuilletage
électronique (ENST Bretagne, et plus particulièrement : thèse de Frédéric
Miras),
- au niveau de l’interaction Homme-Machine, la circonscription des points
critiques dans l’interaction avec un livre électronique à travers une
analyse fonctionnelle des livres traditionnel et électronique (GRESICO).
Marsouin.org, 2003
http://www.marsouin.org/article.php3?id_article=41
Etude 2003 : PDF, 21 p.
http://www.marsouin.org/IMG/pdf/feuilletage2003.pdf
Quelques
textes plus anciens mais intéressants
L'hyperlecture
Jean Clément
Lire plus particulièrement la fin de l'article "Le e-book est-il
le futur du livre ?", p. 18-19.
"Trois éléments au moins en réduisent la portée : le verrouillage
du texte (...), l'absence de clavier (...) l'impossibilité de poser des
liens hypertextuels à l'intérieur du texte et a fortiori vers des textes
extérieurs. A ces limitations, il faut ajouter l'impossibilité de constituer
des corpus. (...). Les e-books, par leur isolement, privent le lecteur des
avantages du texte numérique..."
Les Dossiers
de l'Ingénierie éducative, n° 32, octobre 2000, p. 14-19
http://www.cndp.fr/DossiersIE/32/som32.asp
Du texte à l'hypertexte : vers une épistémologie
de la discursivité hypertextuelle
Jean Clément
"Cette idée d'interaction entre l'homme et la machine au sein d'un
système complexe me paraît caractériser l'hypertexte et le distinguer
d'autres dispositifs avec lesquels il peut être associé mais ne doit
pas être confondu, tels que les systèmes experts ou les bases de données.
Ceux-ci requièrent naturellement eux aussi l'intervention de l'homme. Ils
ne peuvent traiter l'information que si on leur a préalablement fourni non
seulement la matière première, mais aussi les programmes de traitement qui
s'y appliqueront. Et à cette "écriture" par l'homme correspond,
en sortie, la nécessité d'une "lecture" humaine des résultats
(encore que l'information obtenue puisse être utilisée par un robot sans
intervention humaine). L'idée que je défend ici est que l'hypertexte peut
s'envisager comme un système à la fois matériel et intellectuel dans
lequel un acteur humain interagit avec des informations qu'il fait naître
d'un parcours et qui modifient en retour ses représentations et ses
demandes."
Université de Paris 8, 1995
http://hypermedia.univ-paris8.fr/jean/articles/discursivite.htm
L'enfant et la lecture interactive
Axelle Desaint
Mémoire d'une maîtrise de Sciences et Techniques en Hypermédia
1. Quand la littérature devient virtuelle
La littérature jeunesse : comment a-t-elle séduit le support informatique ?
Quand le livre s’anime… Le mariage de la littérature et du multimédia.
2. Quelle littérature interactive pour les enfants
Le cédérom, nouveau livre de chevet des enfants ? Quelles histoires
interactives pour les enfants sur Internet. Histoires interactives : s’avoir
s’adapter à un nouveau support.
3. Lire sur un support informatique
La lecture et l’enfant : une rencontre décisive. L’ordinateur, le
meilleur ami de l’enfant. Lire des fictions interactives. Quelle
littérature interactive peut-on proposer à des enfants ?
4. Internet et langue écrite
Apprendre à lire le multimédia : où en est-on ? Que peut apporter Internet
dans l’apprentissage de la langue écrite ? Quand Internet invite les
enfants à écrire
5. Clicksouris : un site d'histoires interactives sur Internet
Naissance d’un projet. Présentation de Clicksouris
Bilan et perspectives
Université Paris 8, juin 1999
http://www.clicksouris.com/memoire.htm
Voir la présentation du site "Clicksouris" dans
"Ressources"
Le livre électronique : rupture ou continuité
Jean Ganascia
"Sur le fond, le livre électronique reposerait donc sur des
principes d'organisation nés il y a quinze siècles avec le passage du
rouleau au livre, même s'il y a bien plus dans l'hypertexte que dans le
livre classique du fait des accès multiples, de la présence d'images,
d'images animées et de son, et de la possibilité d'introduire des
annotations..."
Charge cognitive du livre électronique
"Trois mots, barbarismes de la modernité, si courus aujourd'hui
que l'on éprouve de la peine à déceler leur sens exact, nous apparaissent,
malgré leur imprécision, recouvrir trois dimensions de cette
évolution : interactivité, multimodalité, hypertextualité. "
GIS
Sciences de la cognition, 2000
http://www-apa.lip6.fr/GIS.COGNITION/livr3.html
L'hypertexte : virtualisation du texte et virtualisation de la
lecture
Pierre Lévy
"On peut dire qu'un acte de lecture est une actualisation des
significations d'un texte, actualisation et non réalisation puisque
l'interprétation comporte une part inéliminable de création. L'hypertextualisation
est le mouvement inverse de la lecture, au sens où elle produit, à partir
d'un texte initial, une réserve textuelle et des instruments de composition
grâce auxquels un navigateur pourra projeter une multitude d'autres textes.
Le texte est transformé en problématique textuelle. Mais il n'y a de problématique,
encore une fois, que si l'on considère des couplages humains-machines et
non seulement des processus informatiques. Alors, on peut parler de
virtualisation et non plus seulement de potentialisation. En effet,
l'hypertexte ne se déduit pas logiquement du texte-source. Il résulte
d'une série de décisions : réglage de la taille des noeuds ou des modules
élémentaires, agencement des connexions, structure de l'interface de
navigation, etc. Dans le cas d'une hypertextualisation automatique, ces
choix (l'invention de cet hypertexte-là) seront intervenus au niveau de la
conception et de la sélection du logiciel."
Université Paris 8, 1995
http://hypermedia.univ-paris8.fr/pierre/virtuel/virt0.htm
Analogie avec le voyage
Paul Perrault
On appelle "navigation", le procédé d'exploration des données
contenues dans ces bases de données. Le terme dérive de l'anglais "browsing",
en français, l'emploi du terme naviguer fait surgir la notion de voyage...
et l'on installera de plus la distinction entre la navigation avec but précis
et la navigation sans but.
En effet l'analogie avec le voyage était grande puisque les déplacements
étaient non-séquentiels (et par là même imprévisibles) et que
l'utilisateur était continuellement confronté à des choix de pistes à
prendre. Il arrivait souvent qu'ou lui donne un plan, une carte des différents
déplacements et directions accessibles. C'est qu'on avait reconnu la
possibilité de se perdre dans de tels voyages, d'en arriver à oublier ce
que l'on cherchait, ou à ne plus pouvoir retrouver le chemin du retour. On
parla alors de se "perdre dans l'Hyperespace" (to be lost in
HyperSpace, Edwards et Hardman, 1989) et de vision en tunnel."
Site de l'université du
Québec à Trois-Rivières (UQTR), 2002
http://www.uqtr.uquebec.ca/~perrault/RECHER/HYPER/HINDEX.HTM
L'avenir de la lecture interactive
Alain Vuillemin
"Ces nouveaux “ livres électroniques ” ont même été
considérés par certains, comme l'annonce d'un bouleversement radical de la
lecture. D'autres , au contraire, ont affirmé que ces livres électroniques,
loin de constituer une véritable avancée technologique,
constituaient au contraire une régression par rapport à ce que
l'informatique avait déjà pu apporter. Qu'en est-il ? Quelles perspectives
peut-être contrastées, recèle la lecture numérique, en “ mode
image ”, en “ mode hypertexte ” et en “ mode
texte ” ?"
- La lecture en mode image
- La lecture en mode hypertexte
- La lecture en mode texte
Université d'Artois, 2002
http://www.revue-texto.net/Inedits/Vuillemin_Avenir.html
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