Économie
Droit de propriété et intérêt général
La richesse des nations repose t-elle exclusivement
sur la recherche de l'intérêt individuel ? Quelle réflexion
réunit les propos symétriques d'Adam Smith ("tout
en ne cherchant que son intérêt personnel, il [l'individu]
travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt
de la société que s'il n’avait réellement pour
but que d'y travailler.") et d'Hayek ("L'essentiel n'est pas
que les hommes poursuivent des fins égoïstes - elles peuvent
tout aussi bien être altruistes - mais qu'ils se rendent service
sans en avoir l'intention"). L'intérêt individuel
n'est-il lié qu'à la propriété privée
? Quelle est la nature de l'intérêt général
?
Peut-on réduire l'intérêt général
c’est-à-dire une relation de préférence collective,
à l’agrégation de préférences individuelles
? Si l'intérêt général est lié à
l'efficacité économique, la propriété privée
est-elle une condition suffisante d'optimum ? Des situations particulières
(externalités, monopoles, biens publics) justifient-elles des
limitations à la propriété privée ? Quelles
en sont alors les conséquences en terme d'efficacité ?
Ou faut-il rétablir des droits complets, plus efficaces ?
On s'interrogera donc successivement sur l'existence
de l'intérêt général (approche par le libéralisme
politique) et sur sa nature, puis sur des situations particulières
de marchés justifiant, soit la réduction de droits de
propriété (gestions des biens collectifs), soit leur restauration
(théorie économique des droits de propriété).
L'intérêt général est issu
du respect de la propriété privée…
On distingue ici la notion d’intérêt général,
issue de l'économie politique des classiques de la notion contemporaine
d’intérêt collectif.
L'approche classique repose sur l'implication
du champ politique et de la réflexion philosophique.
La propriété privée « moderne
» est une conception issue des droits de l'homme notamment des
philosophes des Lumières qui reconnaît des droits "naturels"
à un individu abstrait (liberté d'opinion et d'action,
respect de l’intégrité physique et droit à la propriété
pour tous).
L'intérêt général existe dans
la mesure où la société est conçue comme
une agrégation d'individus titulaires de droits. C’est la théorie
du contrat social : l'homme est un animal social et la déclaration
des "droits et devoirs naturels de l'homme" reconnaît
trois droits fondamentaux : le droit à la vie, le droit à
la liberté et le droit de propriété. Mais comment
concilier la liberté de l'individu (qui s'incarne dans les droits
de propriété) et l'intérêt supérieur
de l'ensemble de la société civile ? Par la continuité,
par des réajustements juridiques ou par une rupture brutale ?
La continuité
La propriété est un état naturel, intégré
dans la déclaration des droits de l'homme, compte tenu de son
caractère émancipateur par rapport aux règles de
l'ancien régime (Locke : "la propriété est
le produit du travail"). Le contrat social se forme entre individus
libres, la puissance publique favorisant ainsi la liberté individuelle.
L'intérêt général prolonge ici les objectifs
individuels (la "main invisible") par des déséquilibres
décentralisés économiques qui constituent des entorses
à la morale générale (Mandeville[1]
et la fable des abeilles[2][3])
par la nécessité de l'égoïsme et de l'individualisme
(A. Smith).
Les réajustements nécessaires
Il apparaît nécessaire de modérer l'individualisme
par le pragmatisme; (doutes sur l'efficacité de la main invisible)
et utile de mettre en place une régulation par l'action publique
(faute notamment de rentabilité de certains marchés).
La version contemporaine libérale suppose qu'aucune puissance
supérieure de type macroéconomique (par exemple l’État)
ne peut procéder à des ajustements faute d’informations
suffisantes. La liberté individuelle est érigée
en principe supérieur, d'où découle la propriété
privée (Machlup, Friedman, « Capitalisme et liberté
»), et le concept d'équilibre cristallisé (Catallaxie[4]
d'Hayeck). Pour Hayeck, la liberté (Liberty[5]
ou freedom, c'est-à-dire ici l'absence de coercition)
est la valeur supérieure qui va de pair avec la propriété
privée et les droits qui lui sont associés (usage et transmission).
Mais l'existence de la propriété privée, nécessaire
à la liberté n'est pas une condition suffisante d'où
la nécessité de règles de conduite fondées
sur l'honnêteté et le respect des contrats. Seule la menace
de la coercition justifie l'existence de l'État.
La rupture
L'intérêt général est d'une nature différente
et ne peut se penser comme issue de l'agrégation d'actions individuelles.
La propriété privée est le fondement des classes
sociales antagonistes (Marx) et l’État est ici le garant des
intérêts de la classe dominante, la bourgeoisie. Seule
la suppression de la propriété privée permet, par
la dictature du prolétariat, l’apparition d’une société
sans classe, c'est-à-dire sans État.
L’approche contemporaine : la nature économique
de l'intérêt général
K. Arrow montre qu’on ne peut définir l’intérêt
général, c’est-à-dire une relation de préférence
collective, à partir des préférences individuelles,
si par ailleurs le choix social doit respecter strictement certaines
propriétés ou libertés élémentaires.
Ce « théorème d’impossibilité » est
repris par Sen qui montre qu’il est impossible de parvenir à
l’optimum de Pareto (c’est-à-dire à une situation d’équilibre
et de satisfaction au sein de la société) en respectant
totalement le droit de chaque personne d’exercer sa pleine liberté
d’action.
Sen dans "Collective Choice and Social Welfare"
(1970) propose de faire dépendre l’intérêt général
de considérations autres que les préférences individuelles.
Cet économiste étudie notamment comment les principes
éthiques et les convictions philosophiques morales imposent différentes
contraintes (l’égalité des chances et la liberté
par exemple) aux institutions sociales. Les inégalités
économiques ne sont pas exclusivement liées aux revenus.
Il faut intégrer le droit, la liberté et la qualité
de vie. Cette critique du « welfarisme » traditionnel pose
le problème des indicateurs de richesse (ou de pauvreté)
et élargi la notion de « bien être ».
La théorie du choix social analyse la relation entre
préférences individuelles et décisions collectives
et cherche à déterminer s'il est possible de déduire
des préférences individuelles les préférences
collectives. Cette démarche paraît indispensable pour établir
un ordre, une évaluation des différents états sociaux
et construire des indicateurs pertinents du bien-être social.
(Condorcet, Arrow, Sen).
... mais des situations particulières
justifient parfois une réduction des droits de propriété...
Tout équilibre général de marché
de concurrence parfaite encore appelé "équilibre
concurrentiel" est un optimum paretien et tout optimum de Pareto
d'une économie peut théoriquement être réalisé
par un équilibre de marché concurrentiel. Mais l'équilibre
concurrentiel n'est plus efficient dès lors qu'existent des monopoles,
des biens collectifs, des effets externes ou bien encore lorsque le
marché génère des coûts de transaction (tout
ce qui éloigne du principe de concurrence pure et parfaite).
L'intervention publique, ou l'activité de certaines
administrations privées (associations…) peuvent établir
une nouvelle forme d'affectation de ressources par le recours au non-marchand,
voire par la mise à disposition de services gratuits, ce qui
suppose la limitation du droit de propriété privé
(nationalisation et constitution de monopoles publics en France ou éclatement
d'entreprises dominantes aux USA).
La gestion des biens publics et l'évaluation
des prix implicites
La distinction entre bien publics (ou bien collectifs, caractérisés
par la non rivalité et la non exclusion), et les biens de clubs
(ou biens publics impurs dont la consommation présente la caractéristique
de non rivalité mais pas celle de non exclusion - exemple : les
chaînes de télévision à péage) doit
amener à formuler un mécanisme de prix sans référence
à la propriété privée. Alors que la consommation
obligatoire (école par exemple) relève des biens publics,
la consommation non obligatoire (autoroute) relève des biens
publics impurs. Dans ce dernier cas, on peut fixer un prix (celui du
péage) sur un bien collectif (l’autoroute) sans référence
à la propriété privée (par un mécanisme
provisoire de concession).
L'économie publique normative
Elle montre que l'autorité réglementaire soucieuse de
l'intérêt général a pour objectif l'efficacité
économique. L'existence de défaillances du marché,
mises en évidence dans le cadre de l'économie du bien-être,
justifie l'intervention publique. L'État doit donc par la réglementation
influer sur le comportement des firmes et des consommateurs. Sa démarche
est normative, elle vise à atteindre une allocation des ressources
optimale de type paretienparétien. Assimilé à un
"planificateur parfait", l'État n'est contraint ni
par des difficultés de collecte d'informations, ni par des capacités
de calcul limitées.
… réduction du droit de propriété
fortement contestée aujourd'hui
L'approche contemporaine repose davantage sur les conséquences
économiques du régime juridique et de l’efficacité
du droit, c'est-à-dire sur sa capacité à faire
respecter un système d’ajustement par les prix sur un marché
libre. La théorie de droits de propriété s’interroge
sur l'efficacité de la propriété privée,
dans une perspective de type néo-libérale. Cette approche
scientifique rationnelle, opposée à la démarche
scientifique marxiste, provient de la lecture économique du droit
(Coase, 1960) et de la prise en compte des éléments juridiques
dans l'analyse économique (nature des contrats et droit de propriété).
L'approche juridique classique
Dans cette approche, la propriété est le droit de jouir
et de disposer des choses, sous réserve d'utilisation non prohibée
par la loi ou les règlements. Il contient le droit de disposition
(abusus : vente, destruction), le droit d'usage, (usus : servir ou habiter)
et le droit de perception des fruits (fructus : location, moisson...).
C'est un droit absolu (libre disposition), exclusif (qui appartient
généralement à une seule personne) et perpétuel
(qui dure tant que dure la chose).
Bien que les juristes utilisent l’expression « droit
de propriété » au singulier, les économistes,
lorsqu’ils analysent les limites de chacune des trois prérogatives
de ce droit, les nomment « droits de propriété »
au pluriel (dans la théorie du même nom notamment). C’est
pourquoi nous utiliserons ici l’expression « droits - au pluriel
- de propriété ».
La nouvelle approche économique
Elle repose sur deux hypothèses principales. D’une part, les
droits de propriété ne produisent leur efficacité
maximale que pour des individus rationnels, qui eux-même cherchent
à maximiser une fonction d'utilité individuelle, génératrice
d'une plus grande utilité sociale. D’autre part, les informations
ne sont jamais parfaites et les coûts d'information jamais nuls.
Cette analyse met en valeur quatre conséquences :
- Le droit de propriété n’est efficace que
s'il est exclusif (l'individu supporte les pertes et les gains, ou
a davantage intérêt à préserver son bien)
et cessible (arbitrages efficaces si transferts possibles).
- Les coûts de transaction représentent la
somme des coûts nécessaires pour faire respecter ces
droits (Voir coûts de transaction[6] et théorie
de l'agence[7]).
- L'efficacité de ces droits suppose des coûts
d'information (problème d'asymétrie informationnelle.
Voir la nature de la firme, sélection adverse, asymétrie
d'information et aléa moral[8]).
- Les contraintes légales dégradent ces
droits (et leur efficacité) par l'existence de droit de propriété
privé atténués, moins exclusifs ou moins cessibles.
Lorsque les droits de propriété se dégradent,
la théorie propose alors des explications sur le comportement
des dirigeants d’entreprise, en fonction notamment du statut juridique
de la firme.
La firme au profit réglementé (concession
du service public par exemple) sera encline aux dépenses somptuaires
ou improductives dés lors que le niveau de profit est atteint,
et tout contrôle coûteux devient inutile pour les actionnaires.
La firme managériale (SA) est confrontée
à la présence d'asymétrie informationnelle entre
dirigeants et petits actionnaires, ces derniers étant incapables
de peser sur la gestion de leurs placements, ni sur l'évolution
du contrôle de la société (verrouillage du capital
par émission d’action avec double droit de vote). Les dirigeants
ont donc tendance à assurer leur propre fonction d'utilité
en assurant un revenu suffisant aux porteurs, sans intervention de ces
derniers dans les décisions fondamentales[9].
Dans les mutuelles et coopératives, faute de véritable
propriétaire pour revendiquer un profit, le manager aura tendance
à adopter le même comportement que dans le cas précédent.
Enfin, dans la firme publique (caractérisée
ici par l’absence de droits négociables sur les actifs et sur
le coût élevé de détection des inefficacités,
faute d'indicateur simple de performances, le contrôle suprême
est exercé par les électeurs qui peuvent renvoyer les
agents improductifs et/ou opportunistes..
Au-delà de la firme, les conséquences supposées
de l’efficacité des droits de propriété peuvent
être étendues à d’autres domaines :
- Dans l’environnement, la proposition de vente de droits
de pollution, négociables entre entreprises au sein d'une même
"bulle" écologique, dont le prix est fixé
en fonction de l'offre (des entreprises non polluantes) et de la demande
(des entreprises plus polluantes) permet de concilier le respect des
droits et l’efficacité collective, ou intérêt
général[10].
- La dénationalisation et la déréglementation
sont à l’origine de la multiplication des marchés sur
lesquels se négocient les droits de propriété.
- L’allégement de certaines réglementations
(anti-OPA par exemple) relève de la même logique. Sous
la menace d’un « raider », les OPA assurent une
certaine « police des marchés » en contraignant
les managers à plus d'efficacité, au profit des propriétaires-actionnaires.
Cette présentation générale d’une
interrogation a priori banale montre :
- d’une part que la contestation du lien entre forme juridique
et performance économique n’est pas neutre. La théorie
des droits de propriété ne se préoccupe que du
problème de l’allocation efficiente (au sens de Pareto) des
ressources, sans se soucier de la répartition de ces droits,
ni même de la nature du distributeur de ces droits.
- d’autre part que la prise en compte de l’intérêt
collectif dépasse à la fois la science économique
et le cadre juridique choisi. J. Rawls, dans la « Théorie
de la justice » montre, à sa manière, qu’une société
efficace est une société qui garantit l’amélioration
du bien être collectif, (y compris celui des plus pauvres, quelque
soit l’écart - éventuellement croissant - des revenus)
sous réserve du respect de conditions ou principes fondamentaux,
dont notamment :
- le principe d’égale liberté (droit
identique pour tous aux libertés fondamentales) ;
- le principe d‘égalité des chances
(les possibilités doivent être équitables
pour tous).
Cette conciliation de la liberté individuelle et
de l’efficacité du marché repose sur le principe de la
liberté. La propriété est donc soumise à
ce principe supérieur.
Mots clés : Arrow,
Asymétrie d'information, Akerlof, Bien être, Biens publics,
Coase, Droit de propriété, Efficacité du droit,
Hayeck, Intérêt collectif, Intérêt général,
Intérêt individuel, Maindeville, Principe de liberté,
Rawls, Sen, Williamson.
[1] Le vice consiste à faire passer
son intérêt personnel avant l'intérêt commun,
au contraire de la vertu, sentiment altruiste et expression de la sympathie
naturelle qui nous unit à nos semblables. Si les hommes vivent
en bonne harmonie les uns avec les autres, s'ils sont sociables, c'est
parce qu'ils y sont naturellement enclins, parce qu'ils sont naturellement
vertueux. À cette équation optimiste entre sociabilité
et vertu, Mandeville oppose le démenti des faits : en réalité,
les actions des hommes sont fondamentalement égoïstes, c'est-à-dire
vicieuses.
[2] Le texte intégral sur le site
de la BNF (Bibliothèque nationale de France)
http://expositions.bnf.fr/utopie/cabinets/extra/textes/constit/8/18/2.htm
[3] La fable parue initialement en 1705,
"La ruche mécontente ou les coquins devenus honnêtes
gens", affirme que les vices privés font la richesse des
nations et que la vertu condamne une grande cité à la
pauvreté et à l'indigence. Elle sera complétée
ultérieurement sous le titre « La Fable des abeilles ou
Les vices privés font le bien public ».
Pour Mandeville et la « Fable des abeilles »,
voir aussi à http://www.ifrance.com/catallaxia/Nachfr/page1.html
[4] "De là nous pouvons
former un mot moderne, catallaxie, que nous emploierons pour désigner
l'ordre engendré par l'ajustement mutuel de nombreuses économies
individuelles sur un marché. Une catallaxie est ainsi l'espèce
particulière d'ordre spontané produit par le marché
à travers les actes des individus ou agents qui se conforment
aux règles juridiques concernant la propriété,
les dommages et les contrats".
[5] Liberty : liberté,
valeur politique. Freedom : licence, capacité d’agir
à son gré.
[6] La notion de coûts de transaction
a été développée par O. Williamson. Les
coûts de transaction sont les coûts du marché, c'est-à-dire
les coûts du contrat, les coûts de négociation ou
de face à face. Ces coûts du marché peuvent être
réduits en internalisant les transactions (contrats de fournisseurs
à long terme, contrats de CDI) mais engendrent « en échange
» des coûts de surveillance destinés à réduire
l’opportunisme des agents.
Voir également EGA 15,
« Économie et gratuité ».
[7] La « théorie de l’agence
» ou modèle « principal-agent » est un élément
de la théorie des contrats. C’est la description de situation
où deux parties (le dirigeant face au propriétaire par
exemple) ont intérêt à collaborer, quitte pour le
principal ou mandant à mettre en place des solutions incitatives
au profit du mandataire-agent (système de stock options par exemple).
[8] L’asymétrie d’information
désigne la situation dans laquelle deux parties ne détiennent
pas la même quantité d’informations pour la conclusion
d’une transaction (entre assureur et assuré par exemple, ou entre
acheteur et vendeur d‘une voiture d’occasion - Akerlof). Dans cette
situation, la théorie du signal montre que les bons vendeurs
(qui proposent des produits de qualité), les bons candidats à
l’embauche (qui ont des compétences ou de l’expérience),
etc. ont alors intérêt à émettre des signaux
(la garantie, le diplôme, etc .). Cependant les cas d’asymétries
d’informations peuvent conduire à deux situations :
- l’aléa moral (lorsque les actions d’une partie
peuvent léser l’autre, faute d’information ou en raison de
l’incomplétude du contrat qui ne prévoit pas toutes
les situations) ;
- l’anti-sélection, ou sélection adverse
qui est une situation d’inefficience des marché lorsque la
transaction ne peut avoir lieu compte tenu de la crainte de l’acheteur
dépourvu des informations détenues par le vendeur.
Voir « Dictionnaire des grandes œuvres économiques
», sous la direction de X. Greffe, Dalloz.
[9] On constate néanmoins une
« révolte » nouvelle des petits actionnaires, soit
à la suite de contre-performances de la firme (Vivendi) soit
à la suite du projet d’augmentation du revenu des dirigeants,
malgré l’évolution défavorable des performances
de la firme (AOL –Time Warner, Alcatel), ce qui pousse la Commission
de Bruxelles à envisager une directive destinée à
renforcer le droit des actionnaires (« Le Monde » du 22
mai 2003, p 21). Ces éléments s’inscrivent dans le mouvement
de la gouvernance d’entreprise.
[10] L’idée de résoudre
les problèmes d’externalités en organisant des transactions
directes (sur des biens collectifs) entre les parties concernées
a été proposée par le « théorème
» de R. Coase. « L’état doit se contenter d’attribuer
des droits de propriété clairement délimités
pour les ressources concernées par les externalités (…),
ces droits devenant des marchandises comme les autres ». Bernard
Guerrien, « Dictionnaire d’analyse économique »,
Repères, La Découverte.
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