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La mort n'est pas un événement uniforme et monocolore. Reflet des préoccupations et de la sensibilité du peintre, elle ne cesse de surprendre. Elle pénètre tantôt l'intimité familiale comme dans La douleur d'Andromaque ou dans La mort des enfants de Brutus, tantôt elle atteint les cimes de l'histoire comme dans La mort de Cléopâtre ou La mort de Sénèque. Parfois elle tient lieu de réponse aux ravages de la passion amoureuse comme dans La mort de Didon ou La mort d'Adonis. Son traitement est divers et ses héros d'exception. Aussi agite-t-elle en nous les sentiments du plus profond de l'âme : la compassion, la terreur, l' effroi, l'admiration. La mort antique ne s'accommode pas du fait divers. Elle s'épanouit dans les conduites portées à leur paroxysme par l'héroïsme, l'infamie, la violence des sentiments. La mort tirée de l'antiquité gréco-romaine, racontée ou dépeinte est exemplaire. Elle est théâtrale, représentée avec éclat ou retenue mais toujours point d'orgue sublimé de la vie.
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