Les
premiers liens établis entre le ministère de l'Education nationale et le docteur
Jean-Louis Etienne datent de 1991. Ils se sont concrétisés par la mise en place d'un
partenariat impliquant fortement les technologies nouvelles dans l'éducation, au cours de
la première expédition réalisée par Jean-Louis Etienne en Patagonie et en Antarctique
à bord de son voilier polaire, Antarctica.
La conception de ce bateau offrait en effet la possibilité d'embarquer, pour des
navigations en zone polaire, un équipage comptant des scientifiques, des cinéastes et
photographes et d'effectuer des mesures et observations dans de multiples domaines. Grace
aux technologies nouvelles et au dispositif mis en place par l'éducation
nationale, un suivi de cette mission a pu être effectué quasiment en "temps
réel" (journal de bord quotidien, photographies, données océanographiques et
météorologiques quotidiennes, images des satellites d'observation de la Terre).
L'intérêt pédagogique de cette première mission nommée "Antarctica"
a contribué à la reconduite de cette collaboration entre l'Education nationale et
Jean-Louis Etienne au cours des missions suivantes, "Erebus"
et "Spitzberg", puis en 2002, "Mission Banquise".

Le
voilier polaire "Antarctica" pris par les glaces (Photographie: Francis Latreille)
Les missions "Antarctica", "Erebus", "Spitzberg" qui
précédèrent la "Mission Banquise" se sont déroulées dans les zones polaires
arctiques et antarctiques. Elles ont toutes été caractérisées par les points suivants
:
- une passerelle entre science et éducation s'appuyant sur une
thématique environnementale ;
- une campagne de mesures et d'observations scientifiques menée en
partenariat avec des laboratoires scientifiques ;
- une dimension pédagogique affirmée qui n'aurait pu trouver sa place
sans le soutien des technologies de l'information et de la communication.
Au cours de ces expéditions, Jean-Louis Etienne et son équipe se trouvaient isolés dans
des zones géographiquement peu accessibles et dans un environnement difficile.
Communiquer avec le monde extérieur n'était pas à priori une tâche aisée, mais les
technologies de l'information et de la communication, dont les performances ont progressé
sensiblement au fil des missions, ont permis d'offrir aux élèves une ouverture sur les
milieux polaires, quasiment en temps réel. Cet aspect "temps réel" fut un
facteur de motivation important pour les activités pédagogiques menées dans les écoles
et établissements scolaires sur les différents thèmes de ces expéditions.
Quelques exemples :
- images satellitales NOAA
acquises au cours de la mission "Antarctica"
- circulation des données
au cours de la mission "Erebus"
- photographies acquises
et mises en ligne au cours de la mission "Erebus"
- images satellitales SPOT
et NOAA acquises et mises en ligne
au cours de la mission
"Erebus"
- bilan de la "Mission
Banquise" |