La conquête du lit apparent
ci-dessus : en vert, la digue des Français ; en rouge, le Centre administratif (CADAM) ; au nord de l'aéroport, le marché d'Intérêt national (MIN) |
En 1946,
le paysage de la basse vallée du Var résulté d'aménagements pluriséculaires. Les premiers travaux de détournement et d'assèchement remontent au XVIe siècle. A la suite de l'abandon par le Var de l'un de ses bras, provoqué par d'importants apports de sédiments (d'où le nom du quartier correspondant, l'Arénas), la récupération du lit majeur est amorcé. 2200 arbres sont plantés au XVIIe siècle le long de la rive pour tenter de protéger ces espaces pionniers des crues. Une digue transversale, ultérieurement connue sous le nom de "digue des français", est alors construite pour consolider les acquis en détournant les eaux des terres ainsi récupérées. De même les nombreux vallons qui débouchent directement dans l'ancienne zone inondable sont endigués. ces endiguements représentent un obstacle à l'écoulement des déversements de crue. Puis en 1837 commencent les travaux de construction des digues latérales qui finiront en 1869. C'est ainsi que 1500 hectares du lit majeur furent soustraits aux inondations. La colonisation agricole se doubla de la construction de la route carrossable qui relia enfin Nice et le haut pays. |