Ce que révèlent les sagas des indices de dysfonctionnement
qui finiront par être fatals aux colons

  1. Un pays pauvre et une économie de subsistance bien précaire.

  2. Lorsque Eirikr le Rouge doit préparer le banquet du solstice d’hiver, il utilise le malt et le grain stocké sur le bateau du marchand qui hiverne chez lui, ce qui fait dire à l’auteur de la saga que grâce à cela " le banquet fut des plus honorable, si bien que l’on pensa n’avoir guère vu pareille splendeur dans un pays pauvre. "

    L’hiver est plusieurs fois signalé comme la saison des grandes épidémies et la saga d’Eirikr le Rouge mentionne une grande famine : " les gens qui étaient allés à la pêche ou à la chasse avaient fait de petites prise et certains n’étaient pas revenus ".

  3. Des flux commerciaux qui passent progressivement aux mains des norvégiens.

  4. Dans le dit des Groenlandais il est fait mention de trois bateaux marchands, tous norvégiens. Et lorsqu’il s’agit de les attaquer, un des colons tempère l’ardeur de ses amis en arguant que " je ne trouve pas de bon augure d’attaquer de gros bateaux avec de petites embarcations ", ce qui tendrait à prouver que les colons n’avaient pas à ce moment la possibilité d’affrêter des navires marchands.

  5. Des relations avec les indigènes qui ne semblent être que conflictuelles.

Esquimaux et Indiens, les Vikings sont sans doute entrés en contact avec les deux. Mais leurs récits ne les distinguent pas et les nomme indifféremment "Skraelingar", un mot péjoratif dérivant de chétif, mal constitué. Les rencontres mentionnées finissent toutes à terme par des affrontements où les indigènes sont ridiculisés.



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