Les instruments de mesure dans l'abri météorologique

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document Météo-France

A l'intérieur de tout abri météorologique se trouvent des instruments de mesure de la température et de l'humidité . Les instruments  que l'on voit ci-dessus dans une configuration ancienne (intéressante d'un point de vue pédagogique, mais maintenant obsolète d'un point de vue technique)    présentent des limites techniques (par exemple, le psychromètre.. ) et nécessitent des interventions humaines fréquentes pour effectuer les relevés.

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Bien que la fiabilité des appareils traditionnels soit prouvée et qu'ils soient toujours en usage dans une majorité de stations à l'échelle de la planète, ils cèdent de plus en plus la place à des capteurs électroniques reliés à des systèmes automatiques d'acquisition de données. Les principes mis en jeu pour la mesure des principaux paramètres physiques de l'atmosphère reposent sur les propriétés des détecteurs électroniques.

Ci-contre : sondes éléctroniques de température (T) et d'humidité (U) à l'intérieur d'un abri (document Météo-France)

Pour découvrir le nom et la fonction   de ces instruments, cliquez sur l'une ou l'autre des images.

 

Les thermomètres:

A l'intérieur de l'abri (en configuration ancienne), 4 thermomètres coexistent pour enregistrer respectivement les températures minimale, maximale, instantanée, ainsi que celle du thermomètre mouillé.

Le thermomètre à maximum: il est analogue au thermomètre médical à mercure. En sortie du réservoir de mercure, un étranglement interdit toute rétractation. Quand la température augmente, le mercure se dilate normalement, mais quand elle diminue, la colonne de mercure ne peut se rétracter dans le réservoir et sa longueur indique la température la plus élevée atteinte par le thermomètre. Pour le réamorcer avant la mesure suivante, il est nécessaire de faire effectuer un mouvement de fronde au thermomètre, le bulbe étant vers l'extérieur de la trajectoire, afin de renvoyer le mercure dans son réservoir.

Le thermomètre à minimum: Le réservoir contient ici du toluène. Dans le toluène se trouve un index coloré, libre de se déplacer dans le thermomètre. Lorsque ce dernier est horizontal (notez cette position dans l'abri), cet index ne peut sortir du toluène à cause des tensions superficielles toluène-index et il l'accompagne dans ses rétractations. Par contre une hausse de température laisse l'index sur place.

 

Le thermographe:

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Thermographe (photo Jean Cassanet)

Cet appareil est utilisé pour enregistrer l'évolution des températures en fonction du temps. Le thermographe utilise en fait un bilame métallique dont l'une des extrémités est reliée à une pointe feutre qui inscrit les variations de température sur un diagramme, lui même enroulé sur un cylindre tournant, mû par un mouvement d'horlogerie.

 

Les sondes de température :

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La coupe de cet abri miniature montre la disposition du capteur de température (en bas) et du capteur d'humidité (en haut)
(document Météo-France)

Les sondes de température sont des capteurs électroniques qui différent selon les propriétés physiques mises en jeu :
  • les thermorésistances sont basées sur le fait que la résistance électrique d'un conducteur métallique augmente avec sa température. Les thermosondes à résistance de platine sont particulièrement fiables et équipent actuellement les abris, en raison de la grande stabilité de leur caractéristique et de leur fiabilité. A titre d'exemple, la résistance des fils de platine d'un modèle de thermosonde varie quasi-linéairement de 92 ohms à -20°C à 115 ohms à 40°C.
  • les thermistances sont des   semi-conducteurs dont la résistance varie avec la température. Elles sont tout particulièrement utilisées dans les radiosondes en raison de leur faible inertie thermique, d'un encombrement, d'une masse , et d'un coût faibles.
  • les thermocouples sont constitués d'une boucle associant deux métaux différents au moyen de deux soudures. S'il existe une différence de  température entre les deux soudures, il apparaît une différence de potentiel entre ces deux points. Les thermocouples sont peu utilisés en météorologie.

 

Le psychromètre: 

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Le principe du psychromètre repose sur les effets associés aux changements d'états de l'eau. Lorsqu'une particule d'eau passe de la phase liquide à la phase vapeur, une certaine quantité de chaleur (chaleur latente de vaporisation) est nécessaire à cette transformation. Cette quantité de chaleur est puisée par la particule dans son environnement immédiat qui se refroidit donc. De fait, plus l'air environnant est sec et plus le processus d'évaporation de l'eau est intense, plus la température diminue. Le psychromètre comporte 2 thermomètres, l'un sec, qui mesure la température de l'air et l'autre  dit "thermomètre mouillé". mesurant la température de l'eau s'évaporant autour de son réservoir entouré d'une mousseline maintenue imbibée d'eau.

Cet appareil est très sensible à la ventilation. Des mouvements de l'air,   même de faible vitesse, ont de fortes conséquences sur la mesure.

 

 

L'hygrographe

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Détail du capteur d'un hygrographe
(Photo Bertrand Pajot)

L'hygrographe utilise la propriété de certaines molécules organiques (comme la kératine des cheveux) qui se dilatent ou se rétractent en fonction de l'humidité relative ambiante. Une mèche de cheveux  est fixée sur un support par une extrémité. L'autre extrémité mobile, est reliée à un mécanisme qui en amplifie les variations de mouvement. Un stylet, asservi à l'ensemble, inscrit les variations d'humidité sur un diagramme, lui même enroulé sur un cylindre tournant, mû par un mouvement d'horlogerie (ensemble mécanique similaire à celui d'un thermographe ou d'un barographe).

 

Les sondes d'humidité :

Le capteur des sondes d'humidité est un condensateur plan dont la capacité varie en fonction de l'humidité du diélectrique. Ce dernier (film de polymère hygroscopique) possède une constante diélectrique qui est une fonction de l'humidité relative ambiante. Une variation d'humidité entraine une variation de capacité qui se traduit par une variation de fréquence pour le circuit oscillant dans lequel le condensateur est inséré. Les capteurs d'humidité usuels sont conçus pour fonctionner entre - 10 °C et + 40 °C, dans une gamme de mesure de 0 à 100 % d'humidité, avec une précision de quelques %, et un temps de réponse de l'ordre de 30 s.

 

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