Aspects énergétiques :
Au sein de la circulation atmosphérique générale, les cyclones jouent un rôle
régulateur car ils permettent d'évacuer dans l'atmosphère l'énergie
accumulée en excédent dans les zones intertropicales. L'énergie mise en jeu peut être
considérable, tout à fait hors de proportion avec n'importe quelle machine
thermodynamique conçue par l'homme.
L'énergie fournie au cyclone l'est essentiellement sous forme de chaleur latente liée au
changement d'état de l'eau. En effet, la température élevée de la surface de l'océan
favorise l'évaporation de l'eau. La vapeur d'eau s'élève avec l'air chaud des basses
couches, et se condense en se refroidissant en altitude, entraînant le développement de
cumulus et cumulonimbus. Simultanément le processus de condensation libère de l'énergie
et une grande partie de celle-ci s'exprime sous forme d'énergie cinétique, avec
génération de vents violents, l'amorçage du tourbillon étant du aux effets de la
rotation de la Terre.
Dans le détail, la circulation de l'air dans un cyclone est assez complexe, avec de l'air
entraîné en basse altitude sous forme de bandes spiralées vers le centre, puis un
rejet vers le haut au niveau du mur de l'oeil et une évacuation vers l'extérieur, en
haute altitude.
Paramètres physiques dans un cyclone :
 Ci-dessus :
variation de différents paramètres physiques dans un cyclone en fonction de la distance
au centre de celui-ci (d'après document
Météo-France). |
- Pression atmosphérique : Elle est
minimale dans l'oeil du cyclone. Le record de la plus basse pression atmosphérique
mesurée sur la planète au niveau de la mer (870 hPa) a été enregistré dans l'oeil
d'un cyclone de l'océan Pacifique.
- Température : Elle est maximale dans l'oeil du cyclone
- Vitesse du vent : Elle est minimale dans l'oeil du cyclone (ce qui
correspond à une courte période de calme lors du passage de l'oeil d'un cyclone
sur une région donnée). Elle est maximale dans le "mur" de nuages qui entoure
l'oeil du cyclone et peut atteindre 250 à 300 km/h. C'est dans ce mur que la violence du
cyclone s'exprime le plus.
- Précipitations : elles sont maximales dans le "mur" de
nuages et peuvent atteindre plusieurs centaines de mm au cours du passage d'un cyclone, ce
qui équivaut à plusieurs centaines de litres d'eau par m² (1mm de précipitations
sur une surface de 1 m² correspond à un volume de 1 L). |