Démarche pédagogique

La première partie de l'activité consiste en un traitement adéquat de l'image NOAA, à l'aide du logiciel TITUS, de façon à mettre en valeur le refroidissement des eaux superficielles côtières et à quantifier les écarts de température entre les euax littorales et les eaux du large.
La deuxième partie est un travail de photo-interprétation en corrélation avec l'analyse des données météorologiques et avec l'appui de documents océanographiques.

Traitement de l'image

Première étape :  visualisation de l'image NOAA et localisation  par rapport à un fond de carte.

ibertit.jpg (56263 octets)

Document 1 : -Image NOAA - Péninsule ibérique- canal 4 en équipopulation - palette noirblanc P16

upwcart.jpg (23378 octets) - Observer l'image en noir et blanc. Repérer à l'est le continent et à l'ouest l'océan Atlantique. L'image correspond au nord-ouest de la péninsule ibérique.



Document 2 : carte de la Péninsule ibérique

Deuxième étape : Il s'agit ensuite de transformer l'image NOAA en une carte où chaque couleur représentera une variation de même amplitude de la température : les limites entre les plages colorées seront alors des isothermes équidistantes.

1) Appliquer une palette arc-en-ciel utilisée traditionnellement pour représenter des températures. Affichage, séléctionner palette, ARC p16. Que signifient les couleurs de la carte (document 3 ci-dessous)?

temp3.jpg (78816 octets)

Document 3 : Image NOAA - Péninsule ibérique - canal 4 en équipopulation - palette arc P16

2)   - quantifier les températures de surface .

abaqupw.gif (2178 octets)

Document 4 : Valeurs numériques de l'image (canal 4) et températures
de surfacepour l'échelle de -17°C à + 47°C, par pas de 0,25°C.

Le document 4 ci-contre donne la correspondance entre les valeurs radiométriques (VR) et les températures.


  - afficher l'histogramme des fréquence des valeurs radiométriques correspondant au découpage précédent (celui de l'équipopulation).

histo3.jpg (24673 octets)

Document 5 : histogramme des fréquences des valeurs radiométriques
- canal 4- Découpage en équipopulation- palette arc P16

En allant du bleu vers le rouge les températures sont croissantes. Mais on constate que les classes ne sont pas équidistantes et qu'ainsi une couleur peut représenter 0,25°C ( 135 ou 136) ou 1,75°C (de  115 à 121). Ce découpage non équidistant ne permet pas une lecture aisée de la carte.

3) - Il faut donc réaliser un nouveau découpage en classe. Comme on s'intéresse à la température de l'océan, on applique un masque sur le continent. La première classe des valeurs radiométriques sera réservée à ce masque. Il reste donc 15 couleurs disponibles. Les valeurs radiométriques des pixels qui correspondent à l'océan s'étalent de 92 à 146. En regroupant toutes les valeurs, peu nombreuses, inférieures à 118 soit inférieur à 12,5°C dans la deuxième classe, il reste 14 couleurs pour 146 - 118 = 28 VR, soit des classes de 2 valeurs radiométriques. Une classe (donc une couleur) représente 0,25°C . 2, soit 0,5°C. Cela revient à effectuer un découpage de 2 en 2 à partir de la valeur 118 et à obtenir des classes équidistantes de 0,5°C.

histo1.jpg (23802 octets)

Document 6 : Histogramme des fréquences des valeurs radiométriques - canal 4- Découpage en classe manuel, avec équidistance entre 118 et 144 - palette arc P16

temp1.jpg (33779 octets)

Document 7 :  Image NOAA - Péninsule ibérique - canal 4- continent masqué - palette arc P16
Découpage en classe selon le protocole ci-dessus.

Les températures de surface de l'océan sont comprises entre  12,75 °C (valeur radiométrique 119) à 19,5°C (valeur radiométrique 146). La carte obtenue montre la localisation des zones froides , proches de la côte, et leur délimitation par des isothermes serrées. En faisant analyse, valeurs numériques, pointage x/y, on obtient pour tout point sa VR et donc la tempérarue en ce lieu. On peut aussi tracer des transects perpendiculairement à la côte.



Interprétation :

Les masses d'eau froide (13-14°C) importantes le long de la côte de la Corogne, Porto, bien délimitées, nettement localisées, représentent un phénomène particulier, puisqu'on retrouve des eaux chaudes au large (18-19°C), alors qu'en général, le long des côtes atlantique d'Europe, c'est l'inverse : les eaux littorales sont les plus chaudes, comme on peut le voir sur une thermographie de la France au mois d'août (document 8)

aoutj2.gif (15013 octets)

 










Document 8
: Thermographie des températures de surface par isothermes équidistantes de 1°C
entre 10,5°C et 24,5°C le 28/08/1991.

Quels mécanismes expliquent cette situation ?

Les eaux chaudes sont chassées vers le large, ce qui entraîne une remontée des eaux profondes qui sont plus froides : c'est le mécanisme de l'upwelling.

Les vents dominants en été sur ces rivages viennent du nord et du nord- est, ainsi que le montrent les statistiques climatologiques. Ces vents poussent les masses d'eau devant eux mais du fait de la force de Coriolis liée à la rotation de la Terre, le mouvement de ces masses d'eau déviées vers la droite dans l'hémisphère nord, les entraîne vers le large. Il se crée ainsi un appel d'eaux profondes (plus froides), le long des côtes.

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