La
via Domitia
La Via Domitia traverse la Narbonnaise de part
et d'autre.
Elle croise la Via Agrippa qui remonte jusqu'à Lugdunum
(Lyon) et la Via Aurélia.
Histoire
En
118 avant J.C., Cneus Domitius Ahenobarbus, partant de Rome
et passant en Gaule par le col du Mont Genèvre dans
les Alpes, franchit le Rhône avec ses légions.
Comme Hannibal 100 ans plus tôt, Domitius parcourt
la route de son illustre prédécesseur en sens
inverse, chevauchant un éléphant. Il doit
établir un axe terrestre pour permettre les communications
par tous les temps et établir aussi des garnisons
afin de protéger les premiers foyers de la colonisation
romaine, comme par exemple Narbonne.
Il construit une route militaire
prestigieuse, qui portera son nom : la Via Domitia. Celle-ci
devint rapidement une voie de communication et de commerce.
Le premier aménagement du territoire gaulois fut
donc une route la plus ancienne route de France.
Elle permettra ensuite à Rome d'organiser tout le
sud de la Gaule à son image, en répartissant
les terres agricoles aux colons romains (cadastration),
en construisant des villes nouvelles. Outre les échanges
entre Rome et ses cités coloniales, se développa
le long de la voie toute une " vie de carrefour ",
entre bourgs voisins et relais de poste, qui activa la vie
économique locale.
La Via Domitia fut empruntée
d''abord les légions romaines, suivies ou parfois
précédées des marchands (mercatores,
negociatores), puis par les fonctionnaires de la République
et de l'Empire (cursus publicus - la poste impériale),
enfin par les particuliers (patriciens ou pauvres gens).
La grande majorité des voyageurs se déplaçaient
en voiture à quatre roues attelée de mulets.
Les gens modestes marchaient de part et d'autre de la route,
sur les bas-côtés.
Construction et vestiges
actuels 
La
Via Domitia fut tracée de manière quasi-rectiligne
sur des terrains solides et utilisables en toute saison.
A la traversée des agglomérations - pavée
ou dallée (Ambrussum),
en forte pente - creusée dans la roche (Panissars),
la Via Domitia fut la plupart du temps un chemin en terre
battue sur des couches stratifiées de graviers et
de cailloutis (coupe
de Pinet). Coupée par de nombreux cours d'eau,
elle subit aussi les conséquences des effets climatiques
de l'époque :
« Cette
route est excellente en été, mais
en hiver et au printemps, c'est
un bourbier inondé par les débordements des
rivières,
qu'on
franchit soit par des bacs, soit par des ponts de bois. »
(Strabon, livre IV,1,12)
Malgré un abandon, au cours des
siècles, et bien qu'une route moderne dissimule à
beaucoup d'endroits ses matériaux d'origine, des
portions entières du ballast et certains ouvrages
d'art sont encore visibles : ponts, bornes milliaires, qui
indiquaient les distances en milles romaines (1,481 km)
à partir du chef-lieu de cité.
Autres voies romaines
La Via Augusta était la voie romaine la plus longue
de la péninsule ibérique. Elle relie sur environ
1500 km les Pyrénées jusqu'à Cadix
au sud de l'Espagne. L'empereur Auguste (-27 à +14)
ordonna sa réhabilitation au changement de l'ère
et donna son nom à cette voie. Elle fut alors une
importante voie de communication et de commerce entre les
cités, les provinces et les ports sur la Méditerranée.
Liens
-
Les voies romaines en Méditerranée et en Europe
(portail qui permet d'accéder aux sites et informations
concernant les voies romaines : histoire, géographies,
cartes, photos, bibliographie, etc.).
Adresse : http://www.viaeromanae.org
- La
via Domitia
Adresse : http://www.viadomitia.org/
-
Les monuments romains de Nîmes : Les portes de
l'enceinte - La
voie domitienne
Adresse : http://monuments.nimes.fr/domitia/architecture.htm
-
Occitania - Itinéraires de toujours : La
voie Domitia
Adresse : http://www.occitania.fr/itiner/tjs/via/index.htm