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mise à jour : juin 2003 |
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Les élèves appelés " néofrancophones " sont ceux qui, à leur sortie des structures d'accueil (CLIN en école élémentaire, CLA de collèges, de lycées généraux ou professionnels, ENSA), sont intégrés dans des classes banales au milieu d'autres élèves ayant suivi leur scolarité en France.La question de l'intégration des élèves " néofrancophones " dans le système scolaire français se pose de façon forte depuis quelques années, notamment dans les académies où les flux migratoires sont importants.
Les difficultés rencontrées
Dans l'académie de Paris, par exemple, environ 1800 élèves intègrent chaque année des classes banales. Si pour certains, cette immersion scolaire se fait aisément, pour d'autres elle est source de fortes difficultés, de découragement voire d'échec. Ces difficultés ne sont pas causées uniquement par le niveau incomplet de leur maîtrise de la langue française, qui ne doit être considéré dans leur cas que comme une étape transitoire nécessairement incomplète de l'acquisition des outils linguistiques d'une langue seconde, mais bien plus par une incapacité à intégrer un système scolaire différent de celui connu dans leur pays d'origine, une impossibilité à s'appuyer sur des repères, sur des acquis antérieurs, sur des codes communs indispensables pour constituer un savoir nouveau.
L'effort d'attention demandé à ces élèves dans les premières semaines passées en classe banale est considérable : discours spécialisé des enseignants dans chaque discipline, rythme de travail très élevé, recours constant aux productions écrites, exigence de brièveté et de précision des productions orales ; consignes de vie scolaire non-explicitées car considérées comme évidentes, précipitation de la succession des activités et des déplacements ; ce sont là les principales remarques qui ont pu remonter des observations de terrain menées dans les collèges et les lycées.
Peu de logiciels adaptés
Face à cette situation, les quelques heures hebdomadaires consacrées au " soutien " et destinées spécifiquement à ces élèves sont une réelle bouffée d'oxygène mais aussi l'occasion très attendue de demander explications et réponses aux multiples points d'interrogation qui se sont posés pendant et hors des cours. L'expérience menée par les enseignants en charge de ces heures montre bien la forte attente des élèves mais aussi la très grande difficulté organisationnelle , didactique, pédagogique à y répondre de façon satisfaisante. Il n'existe en effet aucune méthodologie établie, aucun outil vraiment adapté à leur situation scolaire ; on a essayé d'adapter les outils destinés à l'apprentissage du " Français Langue Etrangère " (FLE), en sachant bien qu'ils étaient par essence inadaptés ; les outils spécifiquement étiquetés " Français Langue Seconde " (FLS) sont rares et insuffisants.
Le CASNAV de Paris a produit en 2000 une analyse critique des logiciels existant sur le marché pouvant être utilisés dans ce travail de soutien. http://casnav.scola.ac-paris.fr <http://casnav.scola.ac-paris.fr/.
La nécessité de créer un environnement de travail adapté
Nénuphar est donc né de cette nécessité impérieuse et urgente de fournir aux élèves néofrancophones un outil leur permettant une meilleure adaptation dans les classes banales, une meilleure intégration dans ce nouveau monde scolaire.
Cet environnement sera numérique et en ligne, accessible de n'importe quel poste et intégrable dans les espaces numériques de travail mis en place dans les établissements scolaires au fur et à mesure de leur déploiement. et ainsi s'appuyer sur leurs ressources (dictionnaires, encyclopédies, etc.).
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