DES OUTILS ADAPTES A L'OBSERVATION DE L'OCEAN  

Les outils d'observation in situ

Les propriétés mesurées par les bathysondes  



Mise à l'eau d'une bathysonde (Photo : G. Jacques)

L'équipement des bathysondes dépend des utilisateurs. Elles comportent principalement cinq capteurs qui mesurent la température, la salinité, la pression, la teneur en chlorophylle et l'oxygène dissous.D'autres capteurs peuvent être rajoutés selon les missions (transparence de l'eau, le pH, la pénétration de la lumière dans l'océan...)
Une fois la bathysonde immergée, la résistance électrique d'une sonde parcourue par un courant (thermistance) varie en fonction de la température de l'eau. Cette résistance influence la fréquence d'un oscillateur (pont de Wien). En enregistrant ces variations, la température de l'eau est connue en permanence.
Pour connaître la salinité, on mesure, en fait, la conductivité électrique de l'eau de mer circulant dans une petite cellule en verre, équipée d'électrodes de platine. Cette fois, c'est la résitance électrique de l'eau qui module la fréquence d'un "pont de Wien". Connaissant la conductivité et la température, l'ordinateur calcule la salinité, exprimée en o/oo (c'est à dire en g/l).
Dans le capteur de pression, un quartz excité (comparable à celui d'une montre) vibre selon un ryhtme qui dépend de la pression, donc de la profondeur d'immersion. La bathysonde transforme cette pression enmètres, car elle calcule automatiquement, d'après les températures et les salinités, les densités de la colonne d'eau surnageante.

Le fluorimètre va apprécier, lui, la présence de la chlorophylle dans l'océan. Un émetteur de lumière bleue (0,425 µm ou 425 nm) éclaire les cellules du phytoplancton. La chlorophylle, excitée par cette lumière qu'elle absorbe, réémet une lumière rouge fluorescente (0,685 µm). Un détecteur sensible au rouge capte cette émission. Les différents profils verticaux de chlorophylle obtenus par la bathysonde sont intéressants à comparer (valeurs relatives) mais leur interprétation absolue est très délicate, car la fluorescence est influencée par de multiples facteurs (température, moment du cycle diurne etc...)
Enfin, la sonde à oxygène donne la teneur en oxygène de l'eau, en produisant un courant dont l'intensité dépend de cette teneur. D'un entretien délicat, ce capteur doit être fréquemment calibré par des mesures chimiques parallèles.