LA
TERRE PLANETE OCEANE
3
– LES
TRANSFERTS D'ENERGIE OCEAN - ATMOSPHERE
3.2-
Les
échanges de chaleur avec l'atmosphère
Les échanges de chaleur de l'océan avec l'atmosphère se font en premier
lieu par rayonnement : l'océan reçoit de la lumière du soleil et émet un
rayonnement infrarouge. Ces échanges se font également par conduction,
par exemple lorsqu'un courant chaud circule sous une masse d'air froid,
(exemple du Gulf Stream sous les masses d'air polaire du Canada). Enfin, ces échanges
se font sous forme de chaleur latente : l'évaporation de l'eau
prend de la chaleur à l'océan et la libère dans l'atmosphère lors de la
condensation de la vapeur d'eau. Dans les zones tropicales, l'océan absorbe
un excès de chaleur, de l'ordre de 100 Wm-2 (watts par mètre carré).
Aux hautes latitudes, il restitue de la chaleur à l'atmosphère. Ce
refroidissement est maximal le long des courants chauds et intenses; dans le
Gulf Stream, il atteint 140 Wm-2 en moyenne sur l'année (cf. schéma
ci-dessous).
Les flux de chaleur entre l'océan et l'atmosphère
Les flux sont positifs (ils entrent dans l'océan) dans les zones
tropicales et négatifs (ils quittent l'océan) aux plus hautes latitudes.
Ces flux sont l'addition du flux solaire (positif) et des flux infrarouge,
latent et de conduction (négatifs).
Les masses d'eau de surface acquièrent leurs caractéristiques
physico-chimiques directement des échanges avec l'atmosphère. La température des eaux de surface résulte des
échanges de chaleur,
la salinité augmente avec l'évaporation de l'eau (qui est plus forte dans
les zones tropicales) et diminue avec les apports d'eau douce par les pluies
et les rivières. Ainsi, l'océan Atlantique Nord est plus salé que l'océan
Pacifique parce que l'ensemble du bassin* subit un excès d'évaporation, à
quoi s'ajoute une injection d'eau très salée en provenance de la Méditerranée,
tandis que l'océan Pacifique reçoit un excès de précipitations. érentes.
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