Facteurs et conditions de la localisation
Particularités de la pêche
thonière dans l'océan indien |
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Spécificités de l'environnement océanique Contrairement aux océans Pacifique et Atlantique, l'océan indien est un bassin fermé au nord et à l'ouest, partiellement à l'est. D'où des caractéristiques bien particulières, parmi lesquelles : - une zone nord sous l'influence de la mousson, domaine d'un complexe thonier dominé par l'albacore et le patudo, - la présence d'une cellule anticyclonique sud (entre 10 et 20°S), assez peu productive et où domine le germon exploité à la palangre, - des zones particulièrement productives (tous types d'espèces) : upwellings côtiers saisonniers sur les côtes d'Afrique (Somalie, centré sur 5°N) ; zone de dérive vers le sud des eaux chaudes dans le canal de Mozambique prolongé le long des côtes d'Afrique du sud par le courant chaud des Aiguilles. Mais la variabilité interannuelle des captures, bien supérieure à ce que l'on observe dans l'Atlantique et le Pacifique, est spectaculaire pour la plupart de ces zones. |
| Le développement de la pêche des thoniers
senneurs sur objets flotttants artificiels (sur DSP :
dispositif de concentration des poissons) De tous temps, les Etats riverains de l'océan indien ont pratiqué la pêche thonière (par exemple, la pêcherie des canneurs des Maldives est probablement l'une des plus anciennes au monde à exploiter le listao à la canne et à l'appat vivant). Mais, à partir du début des années 1980, on a pu assister au développement spectaculaire de la pêche industrielle à la senne dans le bassin ouest de l'océan, en partie à cause du redéploiement des flottilles des Océans Pacifique et Atlantique alors surexploités. Les rendements de ces senneurs semble, jusqu'à présent, être restée stable du fait de leurs gains de productivité. Ils ont tout particulièrement développé les techniques de pêche sur objets flottants artificiels (DCP : dispositifs de concentration de poissons). Ce qui n'est pas sans poser le problème, à plus ou moins court terme du renouvellement de la ressource : les thons, ainsi capturés, sont de taille plus petite (surexploitation des tailles ou "size overfishing"), de nombreux juvéniles ou des espèces accessoires sont rejetés. Au demeurant, ce problème n'est pas spécifique à l'Océan Indien. |
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| L'opération INDOEX Des équipes de recherche américaines, allemandes, équipes de recherche américaines, allemandes, indiennes, hollandaises et françaises ont organisé une campagne internationale au cours des mois de janvier à avril 1999 sur l'Océan Indien : INDOEX. Son objectif principal est l'étude du transport et de l'évolution des aérosols et autres polluants issus du sous-continent indien, et de leurs interactions avec les nuages, le rayonnement et le climat. Ces recherches se placent dans le cadre général de l'étude du changement climatique lié aux activités humaines, et plus précisément de celle des effets directs et indirects des aérosols anthropiques. Cette partie du monde, compte-tenu de sa croissance démographique et du développement de ses activités, devient le plus gros émetteur d'aérosols d'origine anthropique de la planète. Ceux-ci sont transportés au dessus de l'océan indien par la mousson d'hiver (flux de Nord-Est) donc, de janvier à avril. Nul doute qu'ils peuvent, à plus ou moins court terme, modifier l'équilibre général de l'océan indien et, donc, des migrations des thonidés. Pour observer ces phénomènes, le satellite géostationnaire Météosat 5 a été positionné, à partir de juillet 1998, par 65° Est. |
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