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Rapport de l'Inspection générale de l'Éducation nationaleChapitre 3 : les technologies de l'information et de la communication [ Extraits ]
A n n e x e s d i s c i p l i n a i r e s
Économie et Gestion / Éducation Physique et sportive / Enseignement artistique / Enseignement primaire
Établissements et vie scolaire / Histoire et géographie / Langues vivantes / Lettres / Mathématiques
Philosophie / Physique-chimie / Sciences économiques et sociales / Sciences et techniques industrielles
Sciences de la vie et de la terre / Étude d'un site en ligne
ÉCONOMIE ET GESTION
1- Des formations diversifiées mais qui recourent systématiquement aux technologies de l'information et de la communication
En dépit de leur diversité en termes de finalités, de niveaux, de spécialités et options, les formations tertiaires comportent des invariants quant au recours aux technologies de l'information et de la communication.
Toutes les formations comportent un enseignement économique et juridique. Celui-ci doit être actualisé en permanence, ce qui implique que les enseignants disposent de moyens d'accès aux sources d'information et que les élèves et les étudiants soient progressivement exercés à recourir à ces moyens.
Tous les programmes et référentiels des formations tertiaires impliquent l'acquisition de savoir-faire en matière d'organisation, de communication et de gestion. Ces derniers sont vérifiés à l'examen au travers d'épreuves pratiques sur poste informatique. Les élèves et les étudiants sont donc impérativement formés à l'utilisation des logiciels des suites bureautiques et des progiciels de gestion.
L'acquisition de ces savoir-faire ainsi que l'obligation pour les candidats de présenter lors de l'examen des dossiers d'activités, des rapports de stages ou des projets en liaison avec des entreprises ont nécessité la création de laboratoires d'informatique, implantés en général dans le pôle tertiaire de l'établissement, selon les prescriptions d'un guide d'équipement.
Le plan de formation des professeurs du technique mis en oeuvre dans les années 80 et les actions nationales et académiques qui ont accompagné la rénovation périodique des diplômes des niveaux V, IV et III ont permis à la majorité des professeurs concernés de s'approprier les outils informatiques et de les faire utiliser par leurs élèves.
2- Une grande disparité de l'équipement des lycées qui a des conséquences sur la possibilité du recours pédagogique à l'internet
Afin d'aider les régions, les académies et les établissements à mettre en place les équipements nécessaires, un premier guide d'équipement a été publié par la direction des lycées et collèges en 1991, un second en janvier 1997. Ces guides ont été élaborés à partir d'une analyse fonctionnelle des besoins pédagogiques. Ils ont permis la création d'un nombre important de laboratoires de bureautique dans lesquels se déroulent les séances de travaux dirigés. Les élèves de baccalauréat professionnel y pratiquent également 3 à 6 heures de travaux professionnels en autonomie. Certains de ces laboratoires sont également utilisés par les élèves en libre-service.
- L'expérience montre que l'optimum pédagogique est atteint lorsque le nombre de postes de travail disponibles dans le pôle tertiaire est égal au tiers du nombre total d'élèves du tertiaire. Ce ratio de 1 pour 3 est effectif dans de nombreux établissements. Dans les établissements moins favorisés il est parfois seulement de 1 pour 4, 5 ou 6 élèves.
- Le guide d'équipement de janvier 1997 a pris en compte le fait que le parc informatique des lycées tertiaires, qui peut atteindre plusieurs centaines de micro-ordinateurs, devenait difficilement gérable, sauf à connecter ceux-ci en réseau local. Une telle connexion permet de centraliser les ressources logicielles qui peuvent l'être sur le serveur de réseau. Cette centralisation favorise le "nomadisme" des élèves dans les différents laboratoires. Elle évite la prolifération des disquettes et des virus informatiques. Le câblage de l'établissement et la mise en réseau des laboratoires de bureautique ne sont plus des cas exceptionnels. L'existence de réseaux locaux assure aux professeurs et aux élèves la meilleure efficacité pédagogique. Les lycées possédant un ou des réseaux locaux sont ceux où le recours à l'internet est généralement le plus avancé, parce qu'il est rendu possible de façon simultanée sur de nombreux postes de travail.
Les disparités en matière d'équipement entre académies et établissements sont actuellement très fortes et expliquent en partie la pénétration plus ou moins rapide du recours à l'internet dans les formations tertiaires.
Schématiquement cinq situations typiques peuvent être distinguées.
1er type : Le lycée possède uniquement des micro-ordinateurs autonomes, plus ou moins obsolètes, en nombre plus ou moins satisfaisant par rapport à l'effectif des élèves, mais dont aucun ne permet l'accès à l'internet. En général l'accès est seulement possible au CDI ou dans la salle des professeurs, sur un unique poste raccordé au réseau téléphonique commuté via un modem.
2ème type : La situation dans le lycée y est un peu plus favorable puisqu'il existe un laboratoire de micro-informatique possédant une dizaine ou une quinzaine de micro-ordinateurs en réseau. Il s'agit le plus souvent d'un laboratoire pluridisciplinaire, parfois financé par la Région. Les élèves du tertiaire y accèdent occasionnellement à l'internet (via Numéris, le câble ou une ligne spécialisée). L'accès au laboratoire s'effectue soit sur réservation par le professeur pour une séance d'initiation, en demi-classe, soit sur réservation individuelle, en libre-service contrôlé.
3ème type : Il s'agit de lycées où l'internet est utilisé dans quelques îlots privilégiés, par exemple les sections de BTS du secteur commercial, dans des salles réservées aux activités professionnelles des étudiants, sur un ou plusieurs postes connectés via le réseau téléphonique commuté ou sur des postes en réseau, via une liaison Numéris. Les consommations téléphoniques et l'abonnement au fournisseur d'accès sont "autofinancés" grâce aux ressources collectées par les professeurs ou les étudiants (taxe d'apprentissage, recettes de l'association à finalité pédagogique).
4ème type : Il s'agit des lycées où existent dans les laboratoires bureautiques du secteur tertiaire de nombreux postes de travail en réseau, mais dans lesquels la connexion à l'internet reste marginale, via le RTC, sur quelques postes disséminés dans les laboratoires ou bien dans une salle dite de communication, disposant d'un vidéoprojecteur et dans laquelle une découverte collective est possible.
5ème type : Ce dernier type correspond aux lycées câblés où l'ensemble des laboratoires du tertiaire et, le cas échéant, les salles de classe et les locaux du CDI sont en réseau. L'accès à l'internet est possible sur tous les postes ou sur un grand nombre de postes, grâce à des routeurs. La connexion à l'internet s'effectue par l'intermédiaire d'un câblo-opérateur ou d'un réseau académique à haut débit.
3.1 Par les professeurs
3- L'internet est désormais utilisé de façon substantielle pour les enseignements d'économie & gestion
Les enseignants qui recourent à l'internet pour préparer leur enseignement l'utilisent sur leur lieu de travail ou à leur domicile. Il n'est pas rare de rencontrer des enseignants qui sont personnellement abonnés à un fournisseur d'accès, échangent des courriers électroniques avec leurs collègues, naviguent sur la toile à la recherche d'informations et de documents utiles pour préparer leurs cours. Certains sont abonnés à des listes de diffusion et participent à des forums.
Quelques enseignants ont créé leur propre site et mettent leur production personnelle à la disposition des collègues. Le nombre d'enseignants utilisateurs à domicile connaît une forte progression : la diminution des prix, la publicité, la pression des enfants au sein de la famille incitent à s'équiper. L'équipement familial est souvent utilisé pour préparer l'activité professionnelle de l'enseignant.
Que ce soit au lycée ou à leur domicile, les enseignants devenus utilisateurs recourent :
- principalement à la recherche documentaire, sur les sites institutionnels (sites gouvernementaux, sites académiques, sites des journaux, sites d'organismes juridiques ou commerciaux, sites d'entreprise, sites boursiers, sites personnels créés par des collègues), pour la préparation de leurs cours et des activités des élèves, notamment en droit et en action commerciale
- depuis le début de l'année civile 1999, la participation à des forums ouverts sur des sites académiques ou à des échanges sur la liste de diffusion "ecogest" qui est hébergée par le Comité Réseau des Universités (CRU), progresse fortement mais concerne encore seulement quelques centaines de professeurs.
L'impact de l'internet sur l'enseignement est encore peu mesurable. Les professeurs utilisateurs expérimentent ou font expérimenter leurs élèves dans le cadre des activités technologiques ou professionnelles préconisées par les programmes ou les guides pédagogiques. Ceux qui utilisent l'internet ont d'autant plus bonne conscience à le faire que les compétences mises en oeuvre figurent dans les référentiels des formations : communiquer, envoyer des messages, rédiger, présenter... Les initiatives demeurent souvent individuelles, sauf pour la création d'un site d'établissement qui requiert travail d'équipe pour la conception du site ainsi que la division du travail pour la création des pages
3.2 Par les élèves
La fréquence et la façon de recourir à l'internet dépendent fortement des possibilités d'accès au réseau : au CDI pendant les heures d'ouverture de celui-ci, en laboratoire multimédia pluridisciplinaire, dans les laboratoires de bureautique connectables à la toile.
Des élèves déjà initiés à la consultation peuvent être amenés à se connecter individuellement pour effectuer des recherches, en dehors des heures de cours, en général "sur commande" de leur professeur, souvent en vue d'une utilisation pédagogique collective ultérieure.
Des équipes d'élèves peuvent être "détachées" au CDI ou dans un laboratoire pluridisciplinaire durant les séances de travaux dirigés afin d'y effectuer des recherches en autonomie ou d'y réaliser des activités professionnelles recourant à l'internet, activités qu'ils pourront présenter dans le cadre de l'épreuve pratique à l'examen.
La plupart des utilisations se font en ligne. Toutefois l'initiation à la recherche d'information peut également être pratiquée hors ligne, sur des sites "aspirés" par le professeur. La légalité de cette "aspiration" peut être contestée lorsqu'elle porte sur des sites privés. La création de pages pour un site de classe ou de lycée se pratique également hors ligne.
Dans la majorité des cas les élèves font leurs débuts en utilisant des adresses de sites fournis par le professeur. Ultérieurement, lorsque les élèves maîtrisent mieux les navigateurs et les moteurs de recherche, la consultation s'effectue plus librement dans le cadre et avec les objectifs fixés par l'enseignant. Les résultats de la recherche dépendent de la pertinence du choix des mots-clés et du moteur de recherche. Parfois les élèves sont invités à confronter le résultat de leur recherche avec le contenu du cours.
L'utilisation d'un logiciel de courrier électronique par les élèves est encore peu courante en raison de la rareté de l'attribution de boîtes individuelles et de la difficulté à communiquer à partir de boîtes collectives
Les élèves ont en général une triple motivation : maîtriser un outil qui les rend acteurs de leur formation, obtenir les résultats attendus par leur professeur, constituer une fiche d'activité qui pourra être présentée lors de l'épreuve pratique de leur examen.
3.3 Les modalités d'accès des élèves à l'internet
Au CDI, l'accès aux postes autonomes fait en général l'objet d'une réservation par l'élève en vue de l'accès en ligne. L'utilisation s'effectue sous la responsabilité d'un documentaliste ou d'un aide-éducateur. Les élèves utilisent le navigateur et le ou les moteurs de recherche disponibles.
- Dans le laboratoire micro-informatique pluridisciplinaire, parfois implanté dans le CDI ou à proximité de celui-ci, l'accès s'effectue soit en autonomie, avec priorité aux élèves ayant réservé, sous la responsabilité d'un adulte, soit par groupes de travaux dirigés, sur réservation du professeur.
- Dans les laboratoires de bureautique, l'accès s'effectue dans le cadre de l'affectation des salles prévue à l'emploi du temps. Lorsqu'un seul laboratoire est connecté à l'internet, celui-ci peut être utilisé par roulement, selon des modalités concertées au sein de l'équipe pédagogique ou selon une régulation mise en place par le chef de travaux ou le coordonnateur tertiaire, lorsqu'ils existent.
4- Un outil pertinent qui ne bouleverse pas actuellement les méthodes pédagogiques
Professeurs utilisateurs et inspecteurs sont formels à propos de la pertinence des activités sur l'internet par rapport aux référentiels et aux recommandations pédagogiques :
- maîtrise des outils de communication,
- situations de travail en autonomie,
- sensibilisation aux problèmes quantitatifs (nécessité de trier, de rechercher, de sélectionner) et qualitatifs (pertinence, validité et actualité de l'information extraite).La plupart des enseignants considèrent actuellement que le recours à la documentation électronique ne constitue pas une innovation pédagogique majeure. L'internet est perçu comme une ressource supplémentaire qui ne bouleverse pas les méthodes pédagogiques.
L'accès est plus rapide et plus large que par les moyens traditionnels. Il est compatible avec le recours aux supports habituels.Les avantages procurés sont néanmoins importants : meilleure proximité de la réalité économique, du monde des entreprises, des autres pays, motivation supérieure des élèves.
5-Un outil qui est perçu par de nombreux professeurs comme difficile à maîtriser
Les professeurs qui ne sont pas encore utilisateurs invoquent la plus grande complexité de la préparation du travail, l'insuffisance du nombre de postes disponibles et l'inadaptation des espaces pédagogiques.
Moins les recommandations du guide d'équipement en vigueur ont été suivies, plus la tâche est rendue difficile, plus le scepticisme est fréquent et génère l'attentisme.
Au plan technique, des difficultés sont signalées par les professeurs les plus avertis : insuffisance du débit en cas de connexion par le réseau téléphonique commuté, lenteur et complexité de la transmission des images, manque de convivialité des logiciels de création de sites ou de pages.
La recherche d'informations est puissante mais l'abondance des informations cache souvent celle dont on a besoin. La recherche est considérée comme plutôt laborieuse. Elle peut même se révéler démotivante pour l'élève débutant. Pour la majorité des élèves une pratique encadrée semble donc être un préalable à l'utilisation en autonomie.
6- Les obstacles prévisibles à la généralisation du recours à l'internet
- Le nombre de postes actuellement connectés n'est en général pas suffisant pour permettre une utilisation pédagogique rationnelle.
- Les équipements (micro-ordinateurs, réseaux locaux1, connexion à la toile) sont rarement assez performants pour permettre une utilisation efficace et une évolution importante des pratiques pédagogiques.
- La crainte de ne pas pouvoir faire face au coût des communications existe chez les proviseurs, du moins tant que la charge correspondante n'est pas prévisible ou n'a pas été transformée en charge fixe d'abonnement.
- Au niveau régional, la nécessité d'attribuer des moyens spécifiques aux établissements publics locaux d'enseignement en général et aux lycées tertiaires en particulier n'est pas nettement perçue ou bien se heurte à l'insuffisance des enveloppes disponibles.
- La prise de conscience par les enseignants de l'intérêt de l'outil s'effectue progressivement. Les professeurs déjà utilisateurs constituent le meilleur vecteur de persuasion. Souvent invoqué, le besoin de formation n'est cependant pas très lourd. L'autoformation à l'utilisation de l'outil est largement possible... C'est surtout la formation à l'utilisation pédagogique rationnelle de cet outil qui sera nécessaire pour en favoriser la généralisation.
- Les craintes d'une partie des enseignants ne sauraient être occultées : peur de perdre le contrôle de la classe en raison de la complexité réelle ou perçue des fonctionnalités, inquiétude à propos de la difficulté à contrôler les activités de l'élève réalisées en autonomie, crainte de la perte de performance au niveau des résultats des élèves en raison des pertes de temps inhérentes au lancement de nouvelles formes d'activités.
7- Les facteurs favorisant l'utilisation de l'internet dans les établissements
Les lycées tertiaires dans lesquels les services offerts par l'internet sont largement utilisés ont en général bénéficié de facteurs favorables qui méritent d'être énumérés :
- l'existence dans le lycée d'une section de BTS Informatique de gestion, dont la compétence des professeurs de la spécialité peut être mobilisée,
- l'existence d'un chef de travaux ou bien d'un coordonnateur tertiaire dégagé d'une partie de son horaire devant élèves,
- la conjonction de la présence d'une équipe de direction volontariste et d'une équipe pédagogique tertiaire soudée et dynamique,
- l'existence d'une saine concurrence entre des enseignants novateurs et d'autres qui le sont moins par tempérament mais qui ont la volonté de donner une image positive à leurs élèves, à leurs collègues et à l'extérieur de l'établissement.
8- Conclusion
Le recours aux ressources de l'internet dans les formations tertiaires est rendu nécessaire pour respecter l'esprit et la lettre des programmes et référentiels aux divers niveaux concernés et dans l'ensemble des spécialités. Ces programmes et référentiels prévoient en effet que les savoirs et savoir-faire des élèves soient acquis en recourant aux technologies que les élèves seront amenés à utiliser dans les entreprises. Les épreuves pratiques des examens impliquent d'ailleurs que les élèves aient réalisé des activités de communication et de recherche d'informations pendant leur formation. Les apports de l'internet sont fondamentaux dans des formations qui visent à développer les facultés de communication des élèves et dans lesquelles est promue la pédagogie de l'action.
Les disparités constatées en ce qui concerne l'équipement des lycées et la propension à innover des enseignants et des équipes pédagogiques creuse l'écart entre des établissements où la situation est très satisfaisante et des établissements qui n'ont pas commencé à utiliser les services de l'internet et au niveau desquels les freins sont multiples.
La motivation des élèves utilisateurs de l'internet pour la formation qu'ils reçoivent est plutôt meilleure.
L'émulation entre élèves est analogue à celle qui se crée entre les professeurs au sein des établissements dans lesquels les conditions du développement des technologies de l'information et de la communication sont réunies.
Dans les lycées qui ont mis en place des situations d'utilisation significatives de l'internet, en général des lycées où les équipes pédagogiques pratiquaient déjà antérieurement des approches pédagogiques favorisant l'autonomie et la prise d'initiative, on constate actuellement une bonne compatibilité du recours à l'internet avec les techniques habituellement utilisées dans les classes et dans les laboratoires.
L'excellente compatibilité de l'internet avec les pratiques pédagogiques habituelles ne signifie pas que d'autres types d'organisation de l'enseignement, des locaux, des horaires, des approches pédagogiques, ne vont pas émerger ultérieurement et modifier le rôle du professeur. Les enseignants et les inspecteurs interrogés à ce sujet ont quasiment tous répondu qu'il était prématuré de répondre sur ce point.
9- Suggestions
9.1 Au niveau des lycées
Créer les conditions favorables au développement des utilisations de l'internet, c'est-à-dire :
Mettre à la disposition des lycées tertiaires les moyens nécessaires : équipements1 (microordinateurs multimédias, réseaux locaux, routeurs), télécommunications, moyens budgétaires permettant d'acquérir les licences d'utilisation des logiciels et de souscrire les abonnements requis.
Aménager les locaux et les laboratoires2.
Dynamiser les équipes pédagogiques tertiaires par la mise en place de structures d'organisation, de concertation, de coordination3 et d'autoformation.
Impulser la mise en place d'un volet tertiaire dans le projet de l'établissement, volet prévoyant notamment les étapes de la généralisation du recours à l'internet.
Recruter un agent technique informatique ou des jeunes spécialisés dans la maintenance matérielle et logicielle.
9.2 Au niveau des régions et des académies
Informer de façon objective les décideurs sur les besoins spécifiques des lycées technologiques et professionnels tertiaires, notamment à propos du contenu des référentiels et des recommandations des guides d'équipement des sections tertiaires, afin que ces besoins soient pris en considération dans les plans d'équipement et que les choix effectués puissent satisfaire à la fois les besoins des disciplines générales et ceux des formations technologiques et professionnelles.
Augmenter la capacité des serveurs afin que professeurs, étudiants et élèves disposent d'adresses individuelles plus nombreuses et que la coexistence des applications administratives et pédagogiques sur ces serveurs ne soit pas compromise. L'alternative pourrait être de favoriser la création de serveurs d'établissement.
9.3 Au niveau national
Développer la capacité d'ingénierie, de veille technologique, d'innovation pédagogique et de formation des réseaux de ressources tertiaires mis en place la direction des enseignements scolaires (DESCO), notamment les réseaux basés à Grenoble et à Dijon, en renforçant des moyens mis à leur disposition.
Actualiser les guides d'équipement des sections tertiaires afin de prendre en compte l'évolution technologique et celle des besoins pédagogiques.
Étudier, en veillant à ne pas privilégier tel ou tel fournisseur de systèmes d'exploitation, de serveurs de réseau, de logiciels de communication, ou tel ou tel opérateur de télécommunications, des solutions cohérentes susceptibles d'être mises en concurrence sur la base d'un bon cahier des charges pédagogique. Ce cahier des charges et ces solutions types éviteraient aux régions, académies et lycées les déconvenues qui peuvent résulter de choix insuffisamment éclairés.
Permettre au groupe de concepteurs du site national économie & gestion sur EDUCNET, en lui attribuant des moyens de fonctionnement suffisants, en liaison avec les équipes des sites académiques de la spécialité, de mettre à la disposition des enseignants, étudiants et élèves du tertiaire des informations sélectionnées, régulièrement mises à jour et leur évitant de perdre du temps en recherches laborieuses sur la toile.