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Apprendre à lire les images en mouvement

Un cédérom réalisé à partir d'un court métrage de Joël Brisse : Les pinces à linge

CONTACT

La Jetée – 6 place Michel-de-l’Hospital
63058 Clermont Ferrand Cedex 1
E-mail : info@clermont-filmfest.com
Site Web : http://www.clermont-filmfest-com

CRDP d’Auvergne
15, rue d’Amboise, 63 037 Clermont-Ferrand.
Site : http://crdp.ac-clermont.fr/crdp/index.html

Contexte

Le cédérom Apprendre à lire les images en mouvement est destiné aux enseignants et aux élèves de collège et de lycée désireux d’intégrer le langage cinématographique et audiovisuel dans leur enseignement ou leur formation.

Le court métrage de Joël Brisse les pinces à linge sert de fil conducteur à cette découverte.

Présentation du cédérom

Codes cinématographiques
Toutes les notions de base nécessaires à la lecture d’images cinématographiques (cadre, son, montage, …) sont abordées. Ces codes sont illustrés par des extraits de courts métrages de jeunes réalisateurs français : Zonca, Klapish, etc.

Les coulisses de la création
La prise de son, le choix de la focale, la post-synchronisation sont autant de procédés qui nécessitent au préalable des partis pris techniques au service de la création. La rubrique « les coulisses » synthétise ces aspects du tournage où le savoir-faire est au service de l’expression. Des dessins, de Joël Brisse, des photographies du tournage et des images du film viennent renforcer les notions développées.

Pistes d’analyse
Différentes pistes sont proposées tout au long du déroulement des séquences (ou bien en accès direct à partir du menu général). Il s’agit de montrer comment le réalisateur traduit en images et en sons, une idée, des caractères ou des rapports de personnages. Cette analyse filmique est illustrée par un montage vidéo de la séquence, commentée par le réalisateur.

De l’idée à l’image
De l’idée à l’écriture, du casting au jeu des acteurs, des repérages aux impératifs de tournage, ce sont là autant d’éléments déterminants et préalables à la réalisation d’un film. La rubrique « De l’idée à l’image » facilite la compréhension des choix pris en amont par le réalisateur. Des dessins, des images vidéo, des commentaires illustrent de manière significative les motivations de Joël Brisse.

 

Lexique
Le langage cinématographique reste, pour un néophyte et parfois même pour le cinéphile, difficile d’accès. Aussi un lexique accompagne-t-il l’utilisateur tout au long du cédérom afin d’en assurer le décryptage. Chaque entrée du lexique est signalée dans le texte par un astérisque et des liens hypertextes renvoient directement à des définitions concises et précises.

Approches thématiques
De multiples thèmes transversaux relatifs aux personnages, à leurs relations ou à certains traitements permettent d’explorer plus en avant la matière filmique et d’en approfondir l’analyse. Ces propositions d’analyse sont étoffées à chaque fois par un texte dans lequel est souligné un élément-clé qui renvoie à un extrait du film. Cet extrait défile dans la fenêtre vidéo et fait ressortir ainsi efficacement et de manière ludique l’idée développée.

Originalité

Dans les années 70-80, nous avons vu passer un certain nombre de films pédagogiques consacrés à l’analyse de l’image et de l’audiovisuel. Bien souvent simplificateurs et construits autour d’un vocabulaire obligé, ils ont conduit parfois à des visions figées (type grille d’analyse), frôlant parfois la caricature. Ils avaient le mérite d’exister et de jeter les bases générales d’une démarche d’éducation à l’image.

Dans un passé plus récent, c’est surtout la quasi absence de ce type de produits qui était remarquable. Il faut dire que l’évolution des théories de l’analyse de l’image, et de la sémiologie du film en particulier, incite à davantage de distance dans les énoncés de vulgarisation, d’où une certaine réserve se traduisant par une raréfaction des produits pédagogiques.

Il faut donc saluer cette initiative comme un renouveau dans la volonté de développer des outils éducatifs sur l’analyse filmique. Ce renouveau réside, à mon avis, dans la juste proportion que les auteurs ont su trouver entre les dimensions analytique, culturelle et interprétative… et c’est sans doute parce que l’équipe a su réunir autour de ce projet : réalisateurs, pédagogues et analystes… que cet équilibre a su être trouvé et que le propos a, à la fois, valeur générale tout en étant circonscrit à un objet particulier.
Jean-Paul Achard

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