Étude des sites web des universités
Juin 2000
Analyse fonctionnelle
Analyse communication
critères d'analyse score global de communication analyse par critères
Problématiques et perspectives
problématiques perspectives Nous avons bien établi dans cette étude l’enjeu d’image et de communication auquel l’université doit désormais répondre. Les critères d’analyse qui ont servi à l’évaluation des sites, tant sur le plan fonctionnel que sur le plan communication, sont autant d’axes à travailler pour optimiser l’efficacité des serveurs universitaires.
3 - PROBLÉMATIQUES ET PERSPECTIVES
Ce travail exigeant doit porter à la fois sur les contenus du site mais aussi, il ne faut pas l’oublier, sur l’organisation, car c’est sans doute encore plus à ce niveau là que la problématique se situe.
à Problématique de contenu
Du fait de l’étendue des champs d’action de l’université, de l’éclatement de ses composantes, voire parfois de l’hétérogénéité de ses objectifs, la potentialité de contenu est bien sûr considérable et demande un travail très important de structuration. Cela soulève des défis nombreux, notamment sur les plans suivants :
- la priorisation des objectifs / cible
- la densification des informations
- la hiérarchisation de l’information
- le découpage des contenus
- la gestion des différentes entrées (entrées Utilisateur, entrées Structure, actualités..)
- la mise à disposition d’espace de communication ouverts
- l’unification de la charte graphique
- la facilité de la navigation
- la qualité de l’ergonomie
- la synergie entre les différents serveurs
- la mise en place des services en ligne, etc.
- et bien sûr… l’actualisation, point crucial qui renvoie pour beaucoup à l’organisation.
à Problématique d’organisation
L’actualisation que permet Internet est à la fois une formidable opportunité de communication et une lourde exigence d’organisation dans les structures complexes comme celles de l’université.
En effet, Il y a en souvent blocage entre une double nécessité de centralisation et de décentralisation :
- Centralisation nécessaire pour obtenir une cohérence d’ensemble, pour le respect des orientations stratégiques, des chartes graphiques, des processus de validation,
- Décentralisation nécessaire pour que les différentes entités soient partie prenante d’une dynamique de communication en produisant (ou proposant) du contenu utile pour l’entité et la globalité.
L’équation centralisation / décentralisation est souvent mal résolue du fait de l’éclatement entre :
- les compétences stratégiques (politique générale),
- les compétences techniques (maîtrise des informations pointues),
- et les compétences informatiques (développement, réseaux).
Cet éclatement se concrétise dans une lourdeur de fonctionnement contradictoire avec la réactivité nécessaire.
Dans le cas de l’université, cette équation est souvent rendue encore plus difficile par manque de moyens, au niveau des composantes, voire au niveau central :
- Manque de moyens dans les composantes :
Deux éléments distincts sont souvent cumulés : d’une part, le temps nécessaire à la mise au point et l’actualisation permanente du contenu des pages Web et, d’autre part et surtout, la compétence nécessaire au développement html de ces contenus. La barrière technique est réelle dans la plupart des UFR. Pour celles (souvent en Sciences) qui ont la compétence technique, le temps de développement fait toujours défaut (sans parler de la culture communication). Du reste, cette compétence technique est souvent conjoncturelle, c’est à dire liée à la présence momentanée de tel ou tel stagiaire ou enseignant, développant d’ailleurs souvent sur des logiciels plus ou moins standards, qu’un éventuel successeur ne connaîtra pas.
- Manque de moyens au niveau central :
Beaucoup d’universités n’ont pas encore clairement désigné (ou recruté) un responsable du serveur, sur le plan de son contenu. Entre l’informatique ou les réseaux et les responsables administratifs, les composantes techniquement non compétentes ne savent parfois pas qui contacter pour les questions relatives au Web.
Il est clair aujourd’hui qu’un interlocuteur spécifiquement dédié est indispensable pour gérer un support de communication exigeant et de plus en plus stratégique.
Plusieurs universités ont su se doter des moyens pour résoudre les problèmes de communication, notamment le problème central de cohérence. On trouve tout de même, dans de nombreux cas, des sites qui ont été totalement refondus de manière à ce que la plus grande partie des contenus soit présentée d’une manière unifiée et valorisante, en particulier ce qui a trait aux formations, aux composantes, aux thèmes de recherche, etc. Il en résulte des sites forts, homogènes, dégageant une image professionnelle.
La difficulté reste, bien sûr, dans la gestion dans le temps. Les serveurs disposant souvent de centaines de pages statiques, le problème de la mise à jour est le point crucial : chaque actualisation implique un nouveau développement informatique, ce qui est coûteux, et implique un risque de goulet d’étranglement dès lors que ce développement est centralisé. Cette centralisation n’est, en outre, pas favorable à la responsabilisation des entités locales dont on attend qu’elles s’impliquent dans la création, l’actualisation et l’enrichissement du contenu (responsabilité qu’elles revendiquent d’ailleurs le plus souvent).
C’est pourquoi, au final, compte tenu :
- du volume considérable d’information des serveurs universitaires
- des besoins permanents d’actualisation,
- du nombre important des entités potentiellement productrices de contenu,
- de la difficulté organisationnelle décrite ci-dessus,il est désormais important de porter une attention toute particulière aux potentialités que les technologies de bases de données pourraient apporter aux serveurs universitaires : gestion dynamique des données, mise à jour et validation à distance, affranchissement des barrières techniques pour plus de fluidité entre les différents responsables (responsables de contenus, responsables administratifs, etc.).
Plusieurs universités ont commencé sur ce chemin : c’est incontestablement la future génération des sites universitaires.