BARLUET Sophie
Rapport - Livre
2010 : pour que vive la politique du livre
"Ce rapport conclut une vaste concertation qui a réuni
depuis septembre 2006 plus de 200 professionnels à l'occasion de 11
tables rondes organisées à Paris et en province. Sophie Barluet s'est
également appuyée sur des entretiens individuels et des enquêtes -
notamment sur les bibliothèques et la librairie indépendante - menés
sous l'égide de la Direction du livre et de la lecture. Les 50
propositions présentées en fin de rapport sont axées autour des thèmes
suivants : le soutien à l'économie du livre (librairies, édition,
auteurs, illustrateurs et traducteurs) ; les enjeux du numérique pour
l'écrit, la lecture publique et le patrimoine écrit ; l'action de l'Etat
en faveur de la politique du livre, notamment le rôle du Centre national
du livre."
II. Les révolutions de demain
1. Une politique de soutien renforcé
2. la protection du droit d'auteur
3. Une meilleure coordination des initiatives de numérisation
p. 41-46
Annexes
II. Numérique : préparer un nouveau champ pour l'écrit. - Propositions
- 24 : Favoriser la numérisation de contenus sous droits et la
numérisation en région par une extension des aides du CNL
- 25 : Définir un Schéma d’orientation du numérique en bibliothèque
- 26 : Créer un groupement d’intérêt scientifique (GIS) autour des
technologies du numérique
- 27 : Mettre en œuvre l’exception "handicapés" de la loi DADVSI
p. 79-86
III. Lecture publique et patrimoine : démocratiser la bibliothèque de
demain
- 37 : Créer un portail "Patrimoine écrit" à destination du grand
public
- 38 : Education artistique et culturelle : faire découvrir au
jeune public le patrimoine écrit
- 40 : Créer un cadre partenarial entre l'université et les
bibliothèques en région
Bibliographie : p. 141-144
Barluet, Sophie ; Ministère de la culture et de la
communication. Rapport Livre
2010 - Pour que vive la politique du livre. Paris : La Documentation
française, 2007, PDF, 149 p.
http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/074000434/0000.pdf
CLUB SENAT
Les nouveaux supports d'opinion : Le livre, la presse et les médias
audiovisuels à l'heure des réseaux
"Club Sénat souhaite [...] lancer un appel au soutien à l'innovation
en faveur de ces nouveaux supports d'opinion en mettant l’accent tout
particulièrement sur :
- le rôle donné par les individus et micro-structures en réseau pour
favoriser l'expression publique des producteurs d’information de demain.
- la capacité donnée aux acteurs locaux de s’inscrire dans le monde de
la "communication globale"...
La recommandation de Club Sénat est [...] de favoriser par tous les
moyens la professionnalisation et la promotion des acteurs précurseurs
de ce domaine, en particulier les "petites structures" (revues, maisons
d’édition, structures de presse ou producteurs audiovisuels), ou les
individus (journalistes indépendants, blogueurs professionnels-amateurs,
etc.).
Cette recommandation s'adresse à la fois aux pouvoirs publics et aux
entreprises du secteur des TIC qui, dans leurs efforts pour donner à la
France un rôle dans le développement de l'économie numérique, doivent
prendre en compte l'aide à la professionnalisation de ces nouveaux
acteurs de l'information et la faire contribuer au rayonnement de la
France et de ses territoires."
Pour une lecture rapide :
- la synthèse : p. 6-8
- la conclusion : p. 59
Grandes lignes du rapport
1 L’impact du numérique sur l’édition, la presse et les médias
audiovisuels
- Le livre
. le modèle économique actuel de
l’industrie du livre
. conséquences de la vente en ligne
sur le livre
. l’impact de la technologie
numérique sur l’industrie du livre
- La presse
. dix ans d’évolution de la presse
face à internet
. les évolutions provoquées par
internet
- L'audiovisuel
. télévision et technologies
numériques aujourd’hui
. la télévision du futur :
multi-support, personnalisation et auto-production
2. Vers des nouveaux supports d'opinion
- l’accès renouvelé à l’information
- l’accès au savoir en question
- nouveaux supports d’opinion et débat démocratique
- les nouveaux supports d'opinion dans l'entrepris
3. Enjeux juridiques des nouveaux supports d'opinion
- le secteur du livre
- le secteur de la presse
- le secteur des médias audiovisuels
Club Sénat. Les nouveaux supports d'opinion : Le
livre, la presse et les médias audiovisuels à l'heure des réseaux.
Club Sénat : mai 2007, PDF, 60 p.
http://www.clubsenat.fr/index.php?preaction=joint&id_joint=53624&PHPSESSID=7acd1066ef108c32e70f02dbbdc7ed8a
CES - Bretagne
Les technologies de l'information et de la communication dans les lycées
en Bretagne
"L’étude présente tout d’abord le cadre réglementaire entourant le
développement des Technologies de l’Information et de la Communication
dans l’Enseignement (TICE) et les ambiguïtés soulevées par le partage
des compétences entre l'Etat, la Région et les établissements. Elle
rappelle également les principales impulsions ministérielles qui ont
visé à intégrer les TICE dans les lycées.
La seconde partie dresse un sommaire état des lieux des équipements,
infrastructures et usages des TICE dans les lycées bretons.
Enfin, une liste d'objectifs et de préconisations et d'actions,
répondent aux questions essentielles suivantes : dans quelle mesure les
politiques régionales rencontrent-elles ou non les attentes et les
besoins des établissements en termes de TICE pour les apprentissages des
élèves ? Quels sont les enjeux à venir pour les développements futurs de
l’usage des TICE ? Comment faire évoluer ces politiques en région, selon
quels objectifs et avec quelles actions prioritaires ? "
Voir synthèse : p. 1-XV
Chapitre I
Les Politiques et les responsabilités des différents
acteurs du développement des TIC dans le système éducatif (p. 13)
1. Le développement des TICE :
une responsabilité partagée par
l'Etat, les collectivités territoriales et les établissements (p. 17)
1.1. Une répartition des compétences entre l'Etat et la
Région instable et floue
- Vers un pilotage
partagé de l'Education par l'Etat et les collectivités territoriales
- Les ambiguïtés
soulevées par ce pilotage partagé
1.2. L'intégration des TICE insuffisamment prise en compte dans le
projet d'établissement
1.3. Les nouvelles compétences des collectivités territoriales en
matière d'aménagement numérique du territoire
2. Les politiques d'intégration des TICE dans l'enseignement secondaire
(p. 25)
2.1. Une dynamique européenne pour placer les TIC au centre
du système éducatif
2.2. Des impulsions ministérielles qui peinent à généraliser les
TIC dans les établissements
- Un investissement
important dans les infrastructures et les services numériques
- L'intégration
progressive et parfois difficile des TICE dans les contenus
d'enseignement
- Une formation des
personnels d'enseignement et d'encadrement encore insuffisante
- Une production des
ressources numériques soutenue par l'Etat, mais atomisée
Chapitre II
Etat des lieux des infrastructures et des usages des TICE
dans les établissements bretons du secondaire (p. 35)
1. L'équipement et les infrastructures TIC dans les établissements
du secondaire (p. 37)
1.1. Le matériel informatique à usage pédagogique
- L'académie de Rennes,
relativement bien dotée
- Un effort d'équipement
soutenu entre 1998 et 2006
- Une politique
d'équipement de la Région Bretagne sur projet
- Une continuité assurée
entre le collège et le lycée
1.2. Le matériel périphérique : le cas des Tableaux Blancs
Interactifs - TBI
- Présentation de l'outil
- Un outil en pleine
expansion
1.3. L'accès à Internet pour des usages pédagogiques
- Un accès généralisé des
établissements bretons à Internet
- Toutefois des
connexions à des débits parfois insuffisants
1.4. Les services numériques offerts par les établissements bretons
- Le cas particulier des
Espaces Numériques de Travail
- Des initiatives locales
nombreuses
1.5. La gestion des réseaux et la maintenance informatique
- Une absence de
recensement de l'état des réseaux dans les établissements
- L'administration des
réseaux : l'ambiguïté des dernières Lois de décentralisation
2. Les usages des TIC dans les lycées bretons (p. 61)
2.1. Des usages qui peinent à se généraliser
2.2. Les débuts difficiles du B2I
Chapitre III
Quelle intervention régionale pour développer les
usages des TICE dans les lycées de Bretagne (p. 65)
1. Résorber la fracture numérique (p. 69)
1.1. Réduire la fracture numérique de premier niveau
1.2. Réduire la fracture numérique de second niveau
2. Accroître les compétences et les qualifications (p. 76)
3. Améliorer les apprentissages (p. 77)
3.1. Prendre en compte la distance inévitable entre le
milieu scolaire et la sphère privée
3.2. Développer l'espace numérique de travail comme une porte
d'entrée pour développer les usages
3.3. Contribuer à l'évolution des pratiques pédagogiques
- Présentation d’une
séquence pédagogique en cours de mécanique utilisant un tableau blanc
interactif
- Utilisation du site Geoclip
en géographie pour étudier la répartition de la population française
et ses évolutions
- Utilisation de Moodle
en Lettres
3.4. Les TIC, facteur d'intégration pour les élèves en situation de
handicap temporaire ou permanent
ou d'absence prolongée
4. Lever les freins au développement des TICE (p. 84)
4.1. Faciliter l'accès aux équipements dans les lycées
4.2. Déployer les ressources matérielles et humaines nécessaires
garantissant un usage optimal
des investissements réalisés en matière de TICE
4.3. Mobiliser et former les personnels de l'enseignement
4.4. Soutenir le développement des ressources numériques
pédagogiques
4.5. Assurer la sécurité des utilisateurs et des données
personnelles
4.6. Etablir des partenariats territoriaux
- Accentuer la
concertation entre les collectivités territoriales et les autorités
académiques
- Favoriser le dialogue
entre les collectivités territoriales
Extrait de la conclusion
"On peut ... relever quelques grandes lignes directrices génériques :
- l'important investissement matériel et humain que nécessite un usage
régulier et massif des TICE en classe ;
- le manque de formation systématique des enseignants aux techniques
manipulatoires (qui vont bien au-delà des outils strictement
bureautique), mais aussi à la pédagogie liée aux TICE ;
- les contraintes organisationnelles liées à l'usage des TICE
(réservation de salle, perte de temps pour déplacer les élèves, …) ;
- les craintes liées à la sécurité des utilisateurs et des données
personnelles ;
- les problèmes de maintenance liés à l'entretien et la gestion des
équipements et des logiciels ;
- la nécessité d'une concertation fréquente entre les autorités
académiques et les collectivités territoriales."
(p. 93)
CES (Conseil économique et social), Région Bretagne ; Labit, Claude (rap.) ;
Le Guellec, Alain (rap.).
Les technologies de l'information et de la communication dans les
lycées en Bretagne. CES, octobre 2007
http://www.cesdefrance.fr/doc.php?id_doc=2990
PDF, 165 p.
http://www.region-bretagne.fr/...
CREDOC
La diffusion des technologies de l'information dans la société française
: 2007
Le baromètre 2007 révèle cinq évolutions majeures :
une forte accélération de l’équipement des particuliers en ordinateur
personnel et en connexion à Internet haut débit ; l’explosion de la
téléphonie fixe par ADSL ; le ralentissement de la diffusion du
téléphone mobile ; le franc succès rencontré par l’administration
électronique et les achats par Internet ; une méfiance accrue des
internautes face à la protection des données personnelles sur Internet.
Note de synthèse (p. 9-16)
Chapitre 1 : Equipement et accès aux
nouvelles technologies
1. Téléphonie fixe
a) Le taux de pénétration du téléphone fixe reste
stable, à 83%
b) La concurrence entre les opérateurs de téléphonie
fixe
c) Téléphoner par un boîtier multi-services
2. Téléphonie mobile
3. Ordinateur
a) Taux d'équipement en ordinateur à domicile
66% de la population est équipée
17% possèdent plusieurs ordinateurs chez eux
32% des personnes équipées en ordinateurs possèdent au
moins un micro-ordinateur portable
b) Accès sur le lieu de travail ou d'études
4. Internet
a) Taux d'équipement à domicile
Evolution du taux de pénétration d’Internet
Plus de 80% des personnes disposant d’un ordinateur
sont équipés d’une connexion à Internet
De fortes inégalités d’équipement
Les connexions à haut débit..
b) Accès au travail ou à l'école
c) Autres lieux de connexion
Cyber-cafés, bibliothèques, etc
Les connexions Wi-Fi
dans les lieux publics
5. Les différents canaux d’accès à la télévision
6. GPS
7. Rapprochement entre les différents équipements
8. Le fossé numérique se réduit
Chapitre 2 : Usages des nouvelles technologies
1. Téléphone mobile
a) Envoyer des SMS
b) La musique et la vidéo sur son mobile
c) Le téléchargement de sonneries ou de jeux
d) Consulter Internet et ses courriels sur son
téléphone mobile
e) La télévision sur son téléphone mobile
2. Fréquence d'usage de l'ordinateur et d'Internet
a) Ordinateur
Fréquence d'utilisation de l'ordinateur à domicile, sur
le lieu de travail ou d'études
b) Internet
Fréquence de connexion au domicile, de connexion
au travail ou à l’école, d’utilisation d’Internet
Corrélation entre les différents modes de
connexion
3. Quelques usages du micro-ordinateur et d'Internet
a) Communication
b) Divertissement
c) Travail et formation
d) Administration électronique
e) Commerce électronique
f) Autres usages
4. Les craintes et réticences suscitées par le développement d’Internet
a) Les logiciels de contrôle parental
b) Les traces laissées sur Internet
c) Les freins au développement d’Internet
CREDOC ; Bigot, Régis ; Croutte, Patricia.
La diffusion des technologies de l'information dans la société
française
Rapport réalisé à la demande du CGTI (Ministère de l’Economie,
des Finances et de l’Emploi) et de l’ARCEP. Paris : CREDOC, décembre
2007, PDF, 210 p.
http://www.art-telecom.fr/uploads/tx_gspublication/etude-credoc-2007.pdf
IGEN
Les livrets de compétences : nouveaux outils pour l'évaluation des
acquis
Ce rapport qui aborde plus directement la question des livrets
d'évaluation des élèves, s'est naturellement articulé avec la
perspective de la mise en oeuvre et de l'évaluation du socle commun de
connaissances et de compétences.
D'autre part conçu comme une réflexion de fond il s'ouvre sur une
comparaison avec d'autres pays.
Au sommaire notamment :
I. Evaluer les acquis des élèves, pourquoi ? pour quoi faire ?
- Que sait-on des acquis des élèves ?
- Pourquoi poser la question de l'évaluation des acquis en termes de
compétences ?
- Qu'est-ce qu'une compétence ?
II. L'évaluation des compétences : qu'en est-il aujourd'hui ?
- Quelques exemples internationaux
- La situation en France
III Des livrets d'évaluation des compétences : à quelles conditions
- Clarifier l'attente institutionnelle
- Développer et coordonner les différentes fonctions d'évaluation pour
favoriser la réussite des élèves
- Hiérarchiser et articuler entre elles les compétences à évaluer
- Attribuer les bonnes fonctions aux bons livrets
Il est question du B2i p. 37-40
Extraits
Les points communs
Pour autant, si trouver un sens commun à la notion de compétence
semble difficile, quelques traits caractéristiques se dégagent de
l’ensemble des propos des chercheurs :
- une compétence repose sur la mobilisation, l’intégration, la mise en
réseau d’une diversité de ressources : les ressources internes, propres
à l’individu, ses connaissances, capacités, habiletés, mais aussi les
ressources externes mobilisables dans l’environnement de l’individu
(autres personnes, documents, outils informatiques, etc.) ;
p. 11
Des histoires spécifiques
... à la frontière de toutes les disciplines, mais sans être lié
particulièrement à aucune d’elles, un cas singulier s’impose dans le
paysage scolaire français ; celui d’un champ nouveau de savoirs et de
savoir-faire qui s’est largement constitué autour de la notion de
compétences : l’évaluation de la maîtrise des techniques d’information
et de communication (TIC) sanctionnée par le Brevet Informatique et
Internet (B2i).
p. 37
Un cas particulier : le brevet informatique et Internet (B2i)
Instauré en novembre 2000, le B2i définit dans le cadre scolaire un
ensemble de certifications des compétences acquises par les élèves dans
la maîtrise des technologies numériques appliquées au traitement de
l'information et à la communication par les réseaux.
Depuis juin 2006, il est généralisé et décliné en trois niveaux : le B2i
école, le B2i collège et le B2i lycée. Il s'adresse aux élèves mais
également aux apprentis tout au long de leur cursus, à l'école, au
collège, dans les LEGT, les lycées professionnels, les centres de
formation d'apprentis et les sections d'apprentissage.
Le processus de certification repose sur l'utilisation de « feuilles de
position » remplies par l'élève, en situation, et validées par chaque
enseignant impliqué. Ces « feuilles de position » suivent l'élève
jusqu'à l'obtention complète du B2i de niveau correspondant3
Dès son origine, le B2i a été positionné comme une attestation de
compétences « développées et validées dans le cadre des activités
pédagogiques disciplinaires, interdisciplinaires ou transversales… ».
Les activités scolaires constituent donc à la fois des voies
d'apprentissage des TIC et des supports de certification des compétences
mobilisées.
L'approche certificative du B2i, souvent envisagée en tant qu'innovation
par les enseignants, est en fait assez exemplaire d'une démarche de
formation et d’évaluation par les compétences cohérente sur l’ensemble
du cursus scolaire, de l’école au lycée :
- formulés de manière générique, les cinq domaines de compétences sont
identiques aux trois niveaux de B2i, à l'école, au collège, au lycée ;
ceci induit donc une continuité rigoureuse des apprentissages et de
l'évaluation entre les niveaux scolaires ;
- l'élève est responsabilisé dans sa propre évaluation : c'est lui qui
établit le diagnostic d'acquisition de la compétence et, lorsqu'il se
sent prêt, en demande l'attestation par le professeur concerné ;
- déterminées par les usages dans les activités de caractère scolaire,
les connaissances, capacités et attitudes sont naturellement développées
à partir des pratiques mises en oeuvre et impulsées par les enseignants
(mais aussi le ou la documentaliste) ; par conséquent, une progression
concertée entre les disciplines s'impose. ambitions novatrices
rencontrent sur le terrain un certain nombre de freins qui ralentissent
et parfois bloquent la progression du B2i :
- la nécessaire interdisciplinarité de l’évaluation, appelant une forte
concertation des professeurs ;
- la pratique d'une évaluation "en situation", c'est-à-dire au fil
d'activités en classe est un exercice peu répandu (et parfois encore
perçu comme peu légitime) ;
- l'inscription du processus dans un "contrat", basé sur l'appréciation
par l'élève lui-même de son degré de maîtrise des compétences, n'est pas
habituelle dans un calendrier d'évaluation scolaire presque toujours
discret et non continu. La possibilité de représenter une demande de
validation change notamment la nature de la relation évaluateur-évalué ;
- l’indispensable contrôle de la conformité des contextes dans lesquels
la compétence est réputée acquise, pratique là encore souvent étrangère
aux habitudes d’évaluation.
Il reste donc à dégager des pistes de progrès, via la formation des
professeurs et l’information des familles, pour que le B2i remplisse
totalement sa mission de mobilisation et de certification de
compétences. Il témoigne toutefois de l’intérêt d’une telle démarche, de
sa faisabilité et de la fiabilité d’une procédure d’évaluation
impliquant réellement l’élève.
p. 39-40
IGEN ; Houchot, Alain ; Robine, Florence. Les livrets
de compétences : nouveaux outils pour l'évaluation des acquis. Rapport
au ministre de l'éducation nationale. Juin 2007, PDF, 61 p.
http://media.education.gouv.fr/file/50/0/6500.pdf
IGEN - GROSS Eric
Un enjeu reformulé, une responsabilité devenue commune : vingt
propositions et huit recommandations pour renouveler le partenariat
éducation-culture-collectivités locales en faveur de l'éducation
artistique et culturelle
Ce rapport s’intègre à la réflexion actuellement conduite par les
deux Ministres pour rapprocher le monde éducatif et celui de la culture.
La lettre de mission portait sur les actions de partenariat à mener
entre les deux ministères, en lien avec les collectivités territoriales,
et en particulier sur la mise en oeuvre d’un pass-enseignant dans les
musées et monuments nationaux et la mise à disposition auprès des
établissements scolaires de ressources culturelles numériques.
L'éducation artistique et culturelle doit s'appuyer sur trois piliers
- l’histoire des arts
- la rencontre avec les artistes et les oeuvres, dans toute la diversité
des expressions.
- une pratique pour tous les élèves.
Pour faire de cette éducation un droit effectif pour tous les élèves, le
rapport identifie et justifie neuf exigences et formule des propositions
en réponse à chacune d'elles.
La deuxième exigence consiste à "développer l’offre de ressources, en
particulier l’offre de ressources numériques".
"Le développement des ressources pour l’éducation artistique et
culturelle est une donnée relativement nouvelle. Elle est une donnée
essentielle. Elle est en grande partie due à l’essor du numérique,
l’accroissement et la diversification de la production allant de pair
avec l’adaptation très rapide de la France au haut débit. Mais le
numérique ne représente pas la seule ressource et les remarquables
efforts de toute une partie de l’édition d’art pour toucher le jeune
public doivent être salués et encouragés. Enfin, l’audiovisuel public,
d’ores et déjà engagé dans cet enjeu, peut être encouragé à développer
son offre propre."
Cinq propositions concernent les ressources numériques :
- Proposition 6
confirmer la gratuité pour la majeure partie de la ressource numérique
publique et permettre la baisse du prix de la ressource numérique
payante grâce à la croissance du nombre des abonnements.
- Proposition 7
mettre en œuvre l’exception pédagogique créée par la loi DAVDSI de façon
simple, claire, et sûre à la fois pour les usagers et les ayants droit ;
pour ce faire, préciser par un décret le champ de certaines notions
utilisées par la loi et introduire par la voie législative un mode
unique de gestion pour l’usage des œuvres : la gestion collective
obligatoire.
- Proposition 8
refonder un grand portail public de l’éducation artistique et culturelle
fédérant ressources publiques et ressources privées, validées
juridiquement et scientifiquement. La présence sur ce portail vaudra
label et recommandation. Les développements du portail permettront aussi
aux enseignants de bénéficier de conseils techniques et juridiques, et
d’échanger leurs expériences.
- Proposition 9
créer au centre national du livre, en partenariat avec le Louvre, le
Centre Pompidou, le musée du Quai Branly et éventuellement d’autres
structures, un fonds d’intervention destiné à encourager les projets
d’édition en éducation artistique et culturelle. Ce fonds, appelé
librairie de l’éducation artistique et culturelle, devrait être dès 2008
doté d’un budget de 100 000 euros.
Proposition 10
mettre à profit la révision du cahier des charges et des missions des
chaînes publiques pour renforcer les dispositions concernant l’accès à
l’art et à la culture ; inciter France Télévisions à renforcer et
diversifier son offre VOD (vidéo à la demande) pour l’éducation
artistique et culturelle ; fédérer l’offre du groupe sur le site de
France 5, dont l’identité éducative et culturelle est forte."
Synthèse du rapport : récapitulatif des20
propositions et 8 recommandations (p. 48-49)
Gross, Eric ; IGEN. Un enjeu reformulé,
une responsabilité devenue commune : vingt propositions et huit
recommandations pour renouveler le partenariat
éducation-culture-collectivités locales en faveur de l'éducation
artistique et culturelle. Rapport à Monsieur le ministre de l'éducation
nationale et Madame la ministre de la culture et de la communication.
Paris : Inspection générale de l'éducation nationale, 14 décembre 2007,
PDF, 53 p.
http://media.education.gouv.fr/file/2007/63/7/rapport-Gross-arts-et-culture_21637.pdf
MEDEF
Faire de la France un leader de l'économie numérique
Les propositions du MEDEF s’articulent autour de 5 piliers :
1. Libérer les énergies des entreprises du domaine des TIC
2. Renforcer les usages des TIC
3. Adapter les infrastructures et la gestion des fréquences aux
nouveaux enjeux et usages
4. Préparer l’avenir
5. Mettre en place une gouvernance forte.
Dans le chapitre 4, le MEDEF affirme qu'il faut "Renforcer la formation dans les TIC et développer la formation par
les TIC". Plusieurs propositions sont faites en ce sens.
1. Renforcer l'enseignement des TIC dans le système éducatif
- Former les élèves aux TIC
. le B2i lycée devra être généralisé et
indispensable à l’obtention des différents baccalauréats...
. il convient d’inventer un C2i pour les étudiants des
écoles de management...
- Former les enseignants aux TIC
. il conviendrait que [le] C2i enseignant
puisse également être attribué en formation continue
avec des objectifs
chiffrés annuels...
. pour susciter et repérer des vocations d'ingénieurs
informaticiens, il est souhaitable d'intégrer
dans les programmes de
technologie ou de mathématiques
. une première approche de programmation simple... cela
implique de créer un CAPET
et une agrégation TIC qui n'existent pas
actuellement...
2. Diffuser largement la formation par les TIC
- Innerver toutes les disciplines avec les TICE
. comme le montre le site educnet.education.fr qui met en avant
l'usage des TIC dans l'éducation,
cette réflexion a déjà été largement
engagée par le Ministère de l'éducation nationale sous l'égide
notamment de la Sous-direction des TICE....
- Favoriser le travail collaboratif et le dialogue inter-classes et
inter-établissements
(sur le territoire national comme au sein de l'Europe)
. la maîtrise du travail collaboratif, compétence de plus en
plus recherchée par les entreprisses,
est considérablement facilitée par
les TIC.
. le développement du travail par les TIC pourrait notamment
décloisonner les classes
et les enseignements...
- Généraliser certaines innovations pédagogiques
( au premier rang desquelles le cartable numérique)
3. Développer l'attractivité des filières scientifiques et des métiers
des TIC
. faire du regain d'attractivité pour les filières scientifiques une
priorité européenne
. faire mieux connaître dès le collège les métiers des TIC
(Cette démarche pourrait être initiée
dès la 6ème et menée jusqu'en
terminale).
p. 40-42
MEDEF. Faire de la France un leader de
l'économie numérique : propositions. Syntec-informatique.fr, janvier
2008, PDF, 60 p.
http://www.syntec-informatique.fr/import/20080117_VF_Rapport_Croissance_TIC.pdf
MNESR (SDTICE) - PRAGMA
Etude sur les usages des dispositifs TIC dans l’enseignement scolaire
Ce document a été rédigé à partir d’une analyse réalisée par la
société PRAGMA en décembre 2006
La sous-direction des technologies de l'information et de la
communication pour l'éducation a souhaité, en 2006, alimenter la
réflexion sur les pratiques et les perceptions de l’usage des
dispositifs TICE par les enseignants et les élève et dégager à
partir d'un échantillon restreint dans 4 académies volontaires des
pistes d'action pour accompagner l'objectif de généralisation des
usages.
Quelques grandes tendances se dégagent, notamment en terme de typologie
des enseignants utilisateurs en classe allant au delà de l'habituelle
distinction entre pionniers, jeunes et moins jeunes.
Les enseignants utilisateurs avec leurs élèves considèrent qu’il s’agit
d’une suite logique d’une utilisation personnelle des TICE. Il s’agit
également d’une réponse à la généralisation des usages TIC dans la
société.
Pour ces enseignants, il s’agit d’abord de sensibiliser les élèves aux
nouvelles technologies, de faire réaliser un projet pédagogique
particulier puis de donner plus d’initiatives aux élèves dans les
processus d’apprentissage.
Sur les thèmes à plus forte valeur ajoutée pédagogique, les réponses
sont nettement moins positives : aider les élèves en difficultés,
introduire une nouvelle notion et individualiser une séquence en
fonction du niveau de chaque élève. De même pour l’évaluation : évaluer
les connaissances et identifier les élèves en difficulté.
Il y a donc, y compris chez les utilisateurs une sous utilisation
pédagogique des TICE. Ceci renvoie à des réactions observées lors du
test du questionnaire : certains enseignants prenant conscience alors de
toutes les possibilités de ces outils.
Surtout, ils méconnaissent les scénarios mis à leur disposition et
lorsqu’ils les connaissent le nombre de satisfaits est équivalent au
nombre d’insatisfaits.
Une typologie des enseignants utilisateurs en classe est présentée : les
enthousiastes moteurs , les intéressés individuels , les bons élèves /
suiveurs, les désengagés, les en difficulté .
Cette typologie doit aider à mieux cibler les enseignants et les
méthodes permettant au sein d’une école ou d’un collège le développement
des usages des TIC par les élèves.
Une analyse des perceptions des dispositifs est présentée : les tableaux
blancs interactifs, vidéo projecteurs et classes mobiles et des
recommandations et préconisations sont proposées : elles devraient
permettre d’approfondir ces thèmes au cours de l’année 2008.
Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement
supérieur et de la recherche. SDTICE, STSI C1. Etude sur les usages
des dispositifs TIC dans l’enseignement scolaire. Réalisée par la
société Pragma. Paris : Educnet,
2007, PDF, 21 p.
http://www.educnet.education.fr/chrgt/Etude_Usages_TICE2006.pdf
MENSR (SDTICE)
Indexation et visibilité des ressources pédagogiques : un enjeu
pour la valorisation du patrimoine pédagogique des établissements
d’enseignement supérieur - Actes du séminaire
"La SDTICE (Sous-direction des technologies de l'information et de
la communication pour l'éducation) du STSI (Service des technologies et
des systèmes d'information) au ministère de l'Education nationale, de
l'Enseignement supérieur et de la Recherche organisait un séminaire
consacré à l'indexation et la visibilité des ressources pédagogiques
comme "enjeu pour la valorisation du patrimoine pédagogique des
établissements d’enseignement supérieur", les 26 et 27 mars 2007 à
Paris. Il s'agissait de "mettre en évidence l'intérêt de diffuser et
partager des pratiques !reconnues pour le référencement, l'indexation et
la diffusion de ressources" et de "penser l'organisation d'un processus
de certification de la qualité". Durant ces deux jours, environ 140
participants ont exposé leur expérience et débattu sur les enjeux des
processus de référencement des ressources pédagogiques pour les
établissements."
Lundi 26 mars
Ouverture - Le contexte : l'exemple de la Bretagne - L'exemple de
l'UNR Nord-Pas-de-Calais - Un exemple international - Stratégie
d'établissement et inter-établissement - Intervention d'un expert
extérieur
Mardi 27 mars
Les enjeux de la normalisation dans le domaine des TICE - Les outils
de production - L'indexation en pratique dans une logique de PRES -
L'indexation en pratique dans une UNT - Les pratiques de mutualisation -
Le cas de l'indexation des vidéos - Projets inter-UNT, réseaux de
portails OAI (ORI-OAI) - L'indexation dans un processus qualité -
Conclusion
SDTICE. Indexation et visibilité des
ressources pédagogiques : un enjeu pour la valorisation du
patrimoine pédagogique des établissements d’enseignement supérieur.
Actes du séminaire
Paris : 26 et 27 mars 2007
http://www.educnet.education.fr/dossier/seminaire_indexation/default.htm
Voir aussi : dossier documentaire
Indexation de ressources : métadonnées, normes et standards
Educnet
http://www.educnet.education.fr/dossier/metadata/default.htm
MENSR (SDTICE)
Production et diffusion pour objet nomade numérique dans l'enseignement
- Actes du séminaire
"Ce séminaire a réuni environ soixante dix participants,
représentants des Universités Numériques Thématiques, des Universités
Numériques Régionales et des établissements d’enseignement supérieur
ayant un dispositif de diffusion opérationnel via des outils numériques
nomades ou prévoyant d’en créer un très prochainement.
Au-delà du partage des connaissances, ce séminaire visait à amorcer la
réflexion sur les thématiques suivantes :
- les ressources numériques disponibles, attendues, et les parcours
d'utilisation de ces ressources pour les publics visés ;
- les outils et processus à mettre en œuvre pour la création de
ressources adaptées à la diffusion pour baladeur ;
- les moyens et méthodes de mobilisation de tous les acteurs techniques,
pédagogiques et administratifs pour une opérationnalisation rapide et
efficace des projets dans les établissements ;
- l’articulation entre les projets des établissement et les dispositifs
mis en place par l’Éducation nationale pour l’accompagnement à la
production et à la diffusion des ressources numériques;
- les types d’organisation souhaitables."
Voir les podcasts.
SDTICE. Production et diffusion pour objet nomade
numérique dans l'enseignement. Actes du séminaire. Paris : 22, 23 et
24 janvier 2007
http://www.educnet.education.fr/dossier/baladodiffusion/seminaire2.htm
Voir aussi : dossier documentaire
Diffusion pour baladeur (baladodiffusion, podcasting) dans
l'enseignement
Educnet
http://www.educnet.education.fr/dossier/baladodiffusion/default.htm
MENESR (SDBIS)
Les presses des établissements d'enseignement supérieur : état des
lieux 2005-2006
Par la sous-direction des bibliothèques et de l'information
scientifique.
Une partie concerne l'édition électronique.
"Au cours de l’année universitaire 2005-2006, le
Ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la
recherche a mené une enquête approfondie sur les activités des "Presses
des établissements d’enseignement supérieur".
Le bureau de la diffusion des savoirs et de la formation
professionnelle, chargé des dossiers relatifs à l’édition au sein de la
Sous-direction des bibliothèques et de l’information scientifique, a
conduit cette enquête en l’accompagnant de nombreux entretiens avec les
acteurs concernés."
Sommaire de l'enquête
- L'organisation des presses
- Les moyens des presses
- La production éditoriale
- L'édition électronique
- La diffusion-distribution
- Glossaire
L'édition électronique (p. 23-25)
A. L’édition électronique courante
des revues
B. L’édition de livres en ligne
- Les manuels
- Les actes de colloques et journées d’études
- Les fonds des presses
C. Quelle place pour les presses dans les nouveaux réseaux de diffusion
des savoirs ?
Extraits
L’édition électronique courante des revues
"Encore embryonnaire en France il y a quelques années, l’édition
électronique de revues connaît, depuis 2004-2005, un développement très
rapide. Alors que les publications françaises en Sciences, techniques et
médecine, premières disciplines à rendre le tournant de l’électronique,
ont été contraintes d’avoir recours aux services d’agrégateurs et
d’éditeurs européens ou américains pour ne pas se couper des nouveaux
circuits de diffusion de l’information scientifique, les revues
spécialisées en Lettres, sciences humaines et sciences sociales soit
l’écrasante majorité de la production des presses universitaires
disposent à présent de plusieurs solutions alternatives, au niveau local
et national, afin de mettre en ligne leur production récente ou courante."
L’édition de livres en ligne
"Secteur en émergence dans le paysage universitaire français, l’édition
en ligne de livres scientifiques reste encore, d’après notre enquête,
l’apanage de quelques pionniers. Si elle suscite intérêt et débat au
sein de la communauté des éditeurs de l’enseignement supérieur, la
plupart d’entre eux n’ont pas encore franchi le pas, arguant, là aussi,
d’un déficit de moyens et de compétences. Malgré ces limites, les
expériences déjà en cours donnent un aperçu des chantiers à venir."
Quelle place pour les presses dans les nouveaux
réseaux de diffusion des savoirs ?
"Par nécessité ou par choix, les presses des établissements
d’enseignement supérieur demeurent encore très largement à l’écart des
développements récents en matière de publication électronique. Certes,
l’édition d’ouvrages ou de revues demeure encore, et restera sans doute,
leur « pré carré ». Dans quelques cas, la formalisation d’un partage des
tâches et la mise en place de coopérations en matière de production sous
format numérique permet d’entrevoir la mise en place, à moyen terme,
d’un système mixte à l’intérieur des établissements, les presses
conservant la maîtrise des publications "papier" et des publications
électroniques payantes ou ayant fait l’objet de profondes réécritures
fait l’objet de profondes réécritures."
MENESR ; SDBIS. Les presses des établissements d'enseignement supérieur : état des
lieux 2005-2006. Site de la SDBIS, janvier 2007;
Synthèse : Pdf 33 p.
www.sup.adc.education.fr/Bib/Acti/edition/synthese.pdf
Annexes - PDF, 23 p.
http://www.sup.adc.education.fr/bib/Acti/edition/annexes.pdf
MINISTERE DE LA CULTURE
Pratiques culturelles et usages d’internet
"Les publics de la culture, s’ils sont plus fréquemment que la moyenne
des internautes avertis, ne privilégient pas particulièrement les usages
culturels en ligne. La plupart d’entre eux étaient déjà adultes quand
internet a conquis les foyers, si bien que leurs pratiques numériques se
sont glissées dans leurs habitudes culturelles plus sur le mode de la
complémentarité que de la substitution. Mais qu’en sera-t-il des
générations qui font aujourd’hui vivre l’« internet juvénile » et qui
construisent leur univers culturel largement à partir de la culture
numérique ?"
Extraits
Un usage qui augmente avec le niveau des pratiques culturelles...
"A l’échelle de la population française, la probabilité d’être
internaute croît régulièrement avec le niveau général de participation
aux pratiques culturelles traditionnelles. et qui baisse avec la
consommation de télévision...
à l’échelle de la population française, l’usage d’internet apparaît
comme une activité domestique étroitement associée à l’intérêt manifesté
pour l’art et la culture en général, à l’inverse de la télévision dont
la durée d’écoute diminue à mesure que la participation culturelle
augmente...
Profil des internautes et intérêt pour la culture
Il apparaît que la diffusion d’internet dépend pour l’essentiel de
la combinaison de trois séries de facteurs qui jouent d’abord au niveau
de l’équipement avant de jouer au niveau de la fréquence et de la
diversité des usages.
- Être jeune ou plus exactement faire partie des jeunes générations
constitue à l’évidence un avantage essentiel : les 15-24 ans sont les
plus nombreux à disposer d’une connexion et à l’utiliser fréquemment...
- Les niveaux de ressources économiques et surtout socioculturelles
exercent toujours une influence importante, même si la fracture
numérique a eu tendance à se réduire ces dernières années...
- Enfin, un niveau élevé de pratiques culturelles traditionnelles
constitue, "toutes choses étant égales par ailleurs", un atout
important, car cela conduit en général à appréhender internet comme un
outil permettant de faciliter l’accès aux oeuvres et à l’information et
d’enrichir son univers culturel.
La logique du cumul prédomine en matière d'usages
La diversité des usages est [...] étroitement liée à la fréquence :
les internautes qui se connectent tous les jours font tout plus que les
autres."
Ministère de la culture. "Pratiques culturelles et usages d'Internet".
Etudes : pratiques et publics,
n° 2007-3, PDF, 12 p.
http://www2.culture.gouv.fr/deps/fr/pratiquesinternet.pdf
MISSION D'AUDIT DE MODERNISATION
La contribution des nouvelles technologies à la modernisation du système
éducatif
Composition de la mission
- Inspection générale des finances
- Conseil général des technologies de l'information
- Inspection générale de l'éducation nationale
- Inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de
la recherche
Les objectifs de l'audit
- "proposer un mode d’organisation du partenariat stratégique et
financier entre l’État, les collectivités locales, l’industrie de
l’édition numérique et les équipementiers informatiques ;
- suggérer un niveau d’investissement optimal compte tenu du retour sur
investissement attendu ;
- proposer des modalités de maintenance des équipements.
Il conviendra pour cela notamment :
- prendre en compte la formation continue et la motivation des
enseignants vis-à-vis des technologies de l’information et de la
communication (TIC) ;
- prévoir des dispositifs d’évaluation des contenus, usages et pratiques
pédagogiques ;
- se fonder sur une comparaison internationale des meilleures pratiques,
y compris au regard des modalités de financement."
Recommandations
- Reconstituer un cadre de pilotage national plus efficace pour la
mise en oeuvre d'une vraie politique des TICE
- Faire du territoire académique un échelon de cohérence sur la base
d'un projet partagé par tous les acteurs
(Etat, collectivités territoriales)
- mettre en place un cadre global d'accompagnement du changement des
pratiques
- passer, pour le marché des contenus, d'une politique de soutien à la
production à une politique de soutien
à la demande en structurant la mise à disposition des ressources.
Pour une lecture rapide : lire
- Synthèse (p. 2)
- Conclusion (p. 37-38)
- Observations du MENSR (p. 41-49)
- Réponse de la mission (p. 50-52)
Sommaire
1. Constats
A. Une situation de l’usage des TICE en
France difficile à caractériser
1. Des statistiques
parcellaires, pas nécessairement adaptées à un constat exhaustif.
2. L’absence d’objectifs
clairement définis et d’une politique nationale cohérente visant à les
mettre
en œuvre empêche d’évaluer les résultats obtenu
B. Les freins à une généralisation de l’usage des TICE.
1. L’action de l’État et
des collectivités territoriales est fortement contrainte par les
dispositions relatives
à
la décentralisation
2. L’échelon central de
l’éducation nationale n’assure pas la cohérence des multiples
initiatives
3. La difficile
intégration des TICE dans les pratiques pédagogiques des enseignants
C. Des conditions matérielles hétérogènes entre les
niveaux d’enseignement, les territoires,
les établissements
1. La qualité des
équipements : le primaire, parent pauvre des TICE ?
2. Une gestion
professionnalisée des équipements qui fait défaut, sauf initiatives
locales
3. Une aide aux
utilisateurs dépendant du contexte de chaque établissement.
D. L’introuvable marché des ressources
1. Une production sous
perfusion
2. Une diffusion complexe
3. La "concurrence" des
ressources libres
II. Propositions
A. Reconstituer un cadre de gouvernance
national plus efficace pour la mise en œuvre d’une vraie politique
des TICE
1. Un recentrage de
l’administration centrale sur la définition d’une politique éducative et
son impulsion
2. Fournir les outils et
les référentiels permettant une mise en œuvre efficiente de la politique
nationale
des TICE
B. Faire du territoire académique un échelon de
cohérence sur la base d’un projet TICE partagé par
l’ensemble des acteurs
1. Asseoir la légitimité
du rectorat dans un rôle d’initiative et de coordination.
2. Mutualisation des
initiatives de l’État et des collectivités territoriales par le biais de
plates-formes
territoriales de services
3. Un dialogue TICE
rénové dans le cadre du pilotage national
C. Mettre en place un cadre global d’accompagnement du
changement des pratiques
1. Une communication à
destination de l’ensemble des publics articulée sur les objectifs de la
politique
nationale
2. Une formation initiale
et une formation continue qui répondent aux attentes
3. Un dispositif
d’accompagnement du changement homogénéisé et professionnalisé
4. Vers une politique
d’incitation individuelle aux usages
5. Encourager les
expériences innovantes et en tirer tous les enseignements
D. Passer d’une politique de soutien à la production à
une politique de soutien à la demande
en structurant la mise à
disposition des ressources
1. Un dispositif de
soutien à la production à améliorer
2. Faciliter la mise en
œuvre des ressources commerciales par les enseignants.
3. Une plus grande
structuration de l’offre"libre" pour en exploiter toute la richesse.
Conclusion
Observations du ministère de l'Education nationale, de
l'enseignement supérieur et de la recherche
Réponse de la mission
Annexes
1. Lettre de cadrage
2. Liste des personnes rencontrées
3. Statistiques sur l'équipement et l'usage des établissements scolaires
et des élèves
4. Textes juridiques relatifs à la répartition des compétences
5. Questions relatives à la connectivité au réseau Internet
6. Dispositifs de soutien, de maintenance, de dépannage et d'assistance
7. Plates-formes territoriales de service
Mission d'audit de modernisation. Rapport
sur la contribution des nouvelles technologies à la modernisation du
système éducatif. Minefi, Forum de la performance, 30 mars 2007
http://www.audits.performance-publique.gouv.fr/performance/audit_ci.php?idref=95
Rapport : téléchargeable sur le site du Minefi
Fiche de présentation [17/10/2006]
Rapport (PDF, 52 p.)
Annexes 1 à 4 (PDF, 12 p.)
Annexes 5 à 7 (PDF, 21 p.)
MARTIN LALANDE Patrice
La société de l'information dans le budget de l'Etat
Ce rapport montre "l'importance de la société de l'information pour notre
croissance économique future" et la nécessité de remédier à l'absence de
cette politique dans "le projet de loi de finances en mode LOLF" Il
conviendrait de "créer un secrétariat d'Etat pour la société de l'information"
et de "rationaliser les structures administratives."
Extraits :
"Politique publique essentielle pour l'avenir de notre pays, la société de
l'information est quasiment absente du budget de l'État renouvelé par la LOLF
alors que celle-ci a précisément pour objectif de recentrer la présentation du
budget de l'État autour des politiques publiques. Le présent rapport essaie
donc de comprendre ce paradoxe et d'apporter quelques solutions.
Pour [le] rapporteur, la trop faible présence de la politique publique en
faveur de la société de l'information dans le budget de l'État a pour origine
la trop grande dispersion des acteurs administratifs de ce dossier et
l'insuffisance du pilotage politique en ce domaine. [...]
Afin de renforcer le pilotage politique, [le] rapporteur propose aussi de
rationaliser les structures administratives et de créer un secrétariat d'Etat,
chef de file clairement identifié pour la société de l'information. [...]
Il convient donc de créer auprès du Premier ministre une direction du
développement de la société de l'information qui reprendrait les compétences
actuellement dévolues à la DDM ainsi que les compétences transversales de la
DUI. Cette direction pourrait utilement assurer le secrétariat du Conseil
supérieur des technologies de l'information, du Comité stratégique pour le
numérique ainsi que du Comité Consultatif de l'internet aujourd'hui en
sommeil. Enfin, cette nouvelle direction, interlocutrice naturelle et légitime
des autres ministères, pourrait se voir confier la préparation du document de
politique transversale précédemment évoqué."
Martin-Lalande Patrice (rapp.) ; Commission des finances, de
l'économie générale et du plan. La société de l'information dans le budget de l'Etat.
Rapport n° 3783. Assemblée nationale : 20 mars 2007
http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-info/i3783.asp
SOCCAVO Lorenzo
Etude -
Gutenberg 2.0 : le Futur du Livre
Après une mise en perspective historique de l'objet livre, l'auteur
aborde les impacts des nouvelles technologies dans l'édition des livres
de nouvelle génération, les nouveaux e-livres. Sont présentés des
prototypes et évoquées les prospectives dans ce domaine. Sont abordées
également les conséquences du développement de l'édition numérique sur
le marché du livre et sur l'économie de l'édition.
- Le livre n'est pas un produit comme un autre
- De nouveaux appareils de lecture
- Le renouveau de la presse
- Le livre 2.0, et après ?
- Réinventer la chaîne du livre
- La littérature à l'ère du numérique
Soccavo, Lorenzo. Gutenberg 2.0 : le Futur du Livre.
Paris : M21 Editions, 2007, 167 p.
http://www.mm2editions.com/fr/gutenberg.shtml
TESSIER, Marc
La presse au défi du numérique
Rapport au ministre de la culture et de la communication
"Ce rapport porte sur les conséquences et les perspectives pour la
presse des évolutions en cours dans le numérique. Il propose une analyse
de l’impact de l’arrivée du numérique sur la presse écrite, à la fois
sur les usages de la presse ainsi que sur son modèle économique
traditionnel. Il fait le point sur la présence importante de la presse
française sur Internet et sur les opportunités offertes par le
numérique. Enfin, le rapport présente des réflexions et des pistes
d’évolution pour que l’Etat et les pouvoirs publics puissent aider les
entreprises de presse à occuper la place qui leur revient sur ces
nouveaux territoires, tout en y préservant le modèle éditorial et
déontologique que la presse a bâti et qui constitue un élément essentiel
des démocraties modernes." (Extrait du communiqué de presse du
19/01/2007)
Sommaire
I. Le numérique comme catalyseur de changements et révélateur de
faiblesse pour la presse
A. Le numérique a un impact direct sur la place de la presse
- Le temps disponible pour la lecture
de la presse se réduit
- La presse perd son monopole de
l’information dans de nombreux domaines
- Internet crée des usages nouveaux
auxquels la presse ne peut répondre
B. Le numérique fragilise le modèle économique sur
lequel la presse s'est bâtie
- La presse en passe de devenir le
seul média d’information payant
- Les perspectives de croissance dans
le numérique détournent les recettes publicitaires de la presse
- Un manque de visibilité à moyen
terme
C. Internet fait particulièrement ressortir les
faiblesses spécifiques de la presse en France
- Une presse moins disponible à
l’heure où l’accès à Internet se généralise
- La presse française connaît un
manque de rentabilité et de fonds propres dans un contexte
où des investissements
sont nécessaires
II. Le numérique, une carte à jouer pour la presse, mais laquelle ?
A. La presse française est déjà très présente sur
les réseaux numériques
- Une présence forte pour certains
titres, un retard préoccupant pour d’autres
- Une place enviable sur l’offre
d’information en ligne
- Des stratégies fondées sur la
promotion des marques et/ou la diversification des contenus
B. Cependant, elle n'a pas encore trouvé de modèle économique
pérenne dans ce nouvel univers
- Comment rentabiliser le coût de
l’information dans l’univers du numérique ?
- Les nouvelles concurrences.
C. De nouveaux risques et de nouveaux enjeux pour
la presse dans l'univers numérique
- La question du pluralisme est renouvelée
sur les réseaux numériques
- L’e-paper pourrait venir bouleverser
l’aval de l’industrie de la presse
- La presse, le « média oublié » du
développement numérique ?
III. Perspectives et propositions
A. Favoriser le développement de la presse dans
l'économie du numérique
- Sécuriser l’environnement juridique du
développement de la presse dans l’univers numérique
- Porter un nouveau regard sur la
concentration
- Améliorer la distribution pour améliorer
la rentabilité de la presse
- Favoriser l’investissement dans la presse
afin de lui fournir les fonds propres nécessaires
à son développement
numérique
B. Porter les valeurs de la presse dans l'univers du
numérique
- Valoriser les contenus payants de
qualité une TVA réduite ?
- Réformer les équipes éditoriales un
statut pour les journalistes citoyens ?
- Mettre en valeur la qualité de
l’information sur Internet vers un label pour les sites d’information ?